RMC Sport

Amodio : « J’ai envie de tout balayer sur mon passage »

-

- - -

EN PISTE POUR SOTCHI. Vice-champion d’Europe, Florent Amodio a décidé de tout changer à moins de quatre mois des Jeux Olympiques. Un pari risqué pour le patineur, certain d’avoir pris la bonne décision.

Florent Amodio, vous avez décidé de quitter Nikolai Morozov cet été pour vous entraîner avec Shanetta Folle. Tout est-il rentré dans l'ordre ?

Je n’ai pas arrêté l’entraînement un seul instant. Il y a des péripéties qui font qu’il fallait se retourner très vite et trouver des solutions pour Sotchi. Que la fédération me propose un coach de ce standing, c’est très bien. J’en suis très heureux.

Racontez-nous votre été aux Etats-Unis... Vous avez craqué et pensé tout envoyer balader...

C’est un peu plus profond que ça. On avait formé une très belle équipe avec Nikolai qui m’avait permis de remporter trois médailles européennes (or, argent et bronze). C’était une très belle période, mais au-delà de ça, il y avait un grand mal-être de voyager énormément. Il n’y avait plus aucun équilibre. Je me sentais de moins en moins bien. Je me suis remis en question et j’ai fait le point pour être le meilleur à Sotchi. Ça passait par une rupture avec mon coach. Je suis quand même parti aux Etats-Unis, parce que je suis un battant, mais ça n’a pas fonctionné. Il s’est passé ce que je pensais. On a mis fin à notre relation.

« Ça commence à bouillonner »

Et comment avez-vous rebondi ?

On est parti dans une autre structure avec la fédération. Au final, j’ai passé un très bon été puisque la fédération et ceux qui m’entourent ont trouvé des belles solutions. J’ai travaillé avec Alexei Yagudin, ancien champion olympique, avec Stéphane Lambiel, ancien vice-champion olympique. Ça a été un été tout nouveau et au final, on en sort grandi. Désormais, j’ai envie de tout balayer sur mon passage. On est une équipe très soudée. Nous sommes à 4-5 mois des Jeux et maintenant, c’est patin, patin, patin… Tous mes jours sont millimétrés jusqu’aux Jeux. Je suis très serein.

C'était pourtant risqué de changer...

Le mental est ma force ultime. Il fallait que je sois très bien dans ma tête. Il fallait stopper cet entraînement qui n’allait plus et repartir dans un entraînement du plus haut niveau pour briguer quelque chose d’énorme à Sotchi.

Vous sentez-vous capable d'accrocher le niveau mondial ?

Maintenant, oui. Avant, c’étaient des illusions. Avec l’équipe que j’ai, avec ma force, dans ma tête ça commence à bouillonner. Je sais que j’en suis capable. Il n’y a plus qu’à…

A lire aussi :

>> Marion Rolland, le coup dur

>> Sotchi 2014, c’est déjà parti !

>> Rendez-vous à Sotchi !

La rédaction