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Annecy 2018, les sourires après la crise

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Désormais unie autour d’un projet ambitieux, la candidature Annecy 2018 semble avoir relevé avec succès l’épreuve des six jours de visite des onze membres de la commission d’évaluation du CIO qui s’achève ce dimanche. Suffisant pour renverser la tendance après des mois d’atermoiements ?

« On ne peut pas faire de pronostic mais on est maintenant sur la même ligne de départ que Munich et PyeongChang, nos concurrents. Pour le sprint final, on n’est plus déclassé. » Ce commentaire signé de la Ministre des Sports Chantal Jouanno illustre à merveille l’improbable renversement des forces qui semble s’être opéré au sein d’une candidature encore moribonde il y a quelques semaines. L’efficacité d’un Charles Beigbeder nouveau patron d’Annecy 2018, couplé à l’investissement sans faille apporté par l’Etat et les sportifs ces derniers jours ont marqué les esprits. « C’était important que le président de la République, le Premier ministre et sept ministres viennent plancher devant la commission, juge Jouanno. Il y a un principe de base, c’est que si le chef d’état ne vient pas, on perd un point. Là, il a gagné des points en transmettant son amour du sport. » 

Jacquet : « Des jeux dans l’audace et la passion »

A l’heure du bilan, chacun se réjouit d’un projet enfin considéré crédible. « Annecy a écouté les commentaires du CIO et effectué de grosses améliorations sur le dossier, notamment en réduisant le nombre de sites », a ainsi apprécié Gunilla Lindberg, la présidente suédoise de la commission. Les solutions apportées par Annecy concernant le problème des infrastructures hôtelières semblent avoir convaincu. « On savait qu’on avait un excellent dossier technique, explique ainsi Denis Barbet, expert technique sur Annecy 2018. Encore fallait-il arriver à le mettre en valeur. On a pu présenter nos points forts : des jeux authentiques, à la montagne. »

Un vent d’optimisme partagé par Pernilla Wiberg, vice-présidente d’Annecy 2018 : « J’ai une très bonne sensation, on a vraiment montré le meilleur. Il y avait du soleil, c’était formidable dans les montagnes. » Soutien actif de la candidature Aimé Jacquet apporte sa touche humaine : « Ces jeux, nous voulons qu’ils soient dans la simplicité mais aussi dans l’audace et dans la passion. » Une union sacrée qui doit dorénavant céder la place aux candidatures de PyeongChang et Munich que la commission visitera dans les prochaines semaines. Viendra ensuite l’annonce de la ville hôte des Jeux Olympiques d’hiver 2018, le 6 juillet prochain à Durban.

Sylvain Regnaut avec Rémy Perrot à Annecy