RMC Sport

Fourcade : « Ma mononucléose m’a redonné envie de gagner »

Martin Fourcade

Martin Fourcade - AFP

Freiné dans sa préparation pour la nouvelle saison de biathlon par une mononucléose, Martin Fourcade travaille dur pour retrouver son meilleur niveau. Mais, comme il l’a confié au Super Moscato Show, le Catalan s’est préparé à être un peu dans le dur lors de son retour à la compétition.

Martin, aujourd’hui, la mononucléose dont vous avez été victime, c’est de l’histoire ancienne ?

C’était il y a un bon mois et demi. Ça va mieux. Les tests sont à la normale. Mes sensations redeviennent bonnes. J’ai repris l’entraînement très sérieusement. Je peux désormais faire un vrai développement alors que je ne faisais que de l’entretien durant cette période.

Vous pouvez désormais vous donner à fond à l’entraînement ?

Je n’ai plus aucune contre-indication. J’ai attaqué vraiment il y a quinze jours. J’ai monté progressivement. J’ai une préparation un peu décalée par rapport à celle de mes coéquipiers. J’ai repris une grosse période de volume. J’ai fait un mois à 85 heures. C’est un joli mois, avec de l’endurance et sans le tir. Aujourd’hui, j’ai fait une pause pour aller au Salon de l’Automobile (pour son sponsor BMW, ndlr). Et je reprends dès demain. En condensant un peu, je ne vais pas avoir besoin de faire d’impasse. Je ne veux pas me servir de cette mononucléose comme prétexte si je suis mauvais.

Est-ce que cette maladie a tout de même eu un effet positif pour vous ?

Il y a toujours du bon. Elle m’a permis de me poser et de regarder un peu en arrière. Finalement, on est tout le temps en train de courir, de se demander qu’est-ce qu’on veut de plus, sans prendre le temps de regarder ce qu’on avait fait. La mononucléose m’a redonné goût pour des courses dont je n’avais presque plus envie. Je ne me voyais pas l’an dernier me battre pour la Coupe du monde de biathlon. Je l’avais déjà gagnée trois fois. Mais là, en arrêtant, je me suis dit : « qu’est-ce que j’ai envie de la gagner cette course ! ».

La saison de biathlon reprend le 29 novembre. Serez-vous prêt ?

Va-t-on retrouver le Martin Fourcade de l’année dernière ? J’ai envie d’être optimiste. En tout cas, je me bats pour être prêt à la première course et défendre chèrement mon dossard de leader. Je devrais peut-être accepter d’être patient.

Est-ce que votre ambition de vous aligner à la fois sur la saison de biathlon et celle de ski de fond est toujours d’actualité ?

Pour l’instant, je n’ai rien décidé. Je ne sais pas si je vais me lancer dans un objectif aussi ambitieux que ça. Ce n’est pas une question de revoir mes objectifs à la baisse parce que quand je prendrais le départ de ma première course, je le ferais pour la gagner. Après, il faut aussi être intelligent et accepter qu’avec une préparation différente, on ne peut pas forcément avoir, en termes de calendrier, toutes les échéances qu’on veut.

la rédaction