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Fourcade : « Surfer sur la vague »

Martin Fourcade

Martin Fourcade - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Au lendemain de son sacre olympique en poursuite, Martin Fourcade a reçu sa médaille d’or ce mardi à Sotchi. Le biathlète français en a profité pour confier son bonheur et sa volonté de continuer sa moisson lors de la quinzaine.

Martin, comment avez-vous vécu la cérémonie de remise des médailles ?

La nuit a été courte, donc j’ai eu le temps de penser à cette cérémonie, de penser à plein de choses, à tout ce que j’avais fait pour en arriver là. Penser aux gens qui m’avaient aidé mais en fait, je crois qu’il n’y a rien de tout ça qui s’est passé sur le podium. J’étais juste contemplatif, heureux d’être là. C’est juste quelque chose d’incroyable. 

Que ressentiez-vous ce (mardi) matin ?

J’étais comblé, un athlète heureux. Il y a pas mal de pages à écrire dans ma carrière mais il y a un gros chapitre de tourné aujourd’hui. Ce titre olympique signifie énormément pour moi. Je me suis donné énormément de mal pour l’avoir. C’est un sentiment de plénitude. Hier (lundi), j’ai fait une course maitrisée. Mais pour en arriver là, j’ai accompli un travail monstrueux. Donc c’était à la fois un plaisir intense et un véritable apaisement.

Ce titre olympique est le dernier qui manquait à votre palmarès

Je n’ai pas envie de classer mes titres. Ma médaille de Vancouver était incroyable (l’argent sur le mass start en 2010, ndlr), c’était un surprise et mon premier titre mondial (l’or en poursuite à Khanty-Mansiïsk en 2011) était également incroyable dans l’euphorie. Finalement, ce qui donne de la beauté à ce titre, c’est l’attente qu’il y a eu autour. De la part des supporteurs, des médias, des partenaires. C’est la dernière chose qui me manquait, je suis comblé.

Comment abordez-vous la suite de ces Jeux ?

Il reste quatre compétitions et je n’ai pas envie que ça s’arrête là. Je me sens pas mal. Je me sentais bien lors de la cérémonie malgré la nuit qui fut courte. Je compte bien surfer sur la vague !

Propos recuillis par François Giuseppi