RMC Sport

Martin Fourcade : « Un duel entre moi et la Norvège »

Martin Fourcade

Martin Fourcade - -

Troisième ce samedi lors de la poursuite d’Oberhof (Allemagne), Martin Fourcade a décroché le 57e podium de sa carrière en Coupe du monde. Mais comme vendredi sur le sprint, le Français a perdu son duel face à ses deux rivaux Norvégiens, Svendsen et Bjoerndalen.

Martin, quelle est votre réaction après ce deuxième podium en deux courses ?

C’est bien ! Oberhof était un peu un lieu maudit pour moi avec pas mal de soucis ces dernières années, que ce soit au niveau météo ou au niveau des blessures (luxation de l’épaule l’an dernier et une blessure au poignet il y a deux ans). Cette année, la trêve hivernale s’est super bien déroulée. Pas de blessures, pas de pépins. Je suis là, je suis content. Et ça marche plutôt bien au niveau des résultats. C’est chouette ! 

Comment jugez-vous votre forme physique ?

Il reste encore un petit mois avant d’y arriver. Je suis très content de ma forme en ce moment. Je fais l’impasse sur la prochaine Coupe du monde en Allemagne pour aller me préparer en altitude. J’espère que ça sera une stratégie payante en vue des JO. En tout cas, je pense que c’est la bonne solution pour moi.

Êtes-vous encore perfectible ?

Oui, notamment au niveau du tir. J’ai envie d’être encore meilleur que ce que j’ai pu faire ce week-end. J’ai eu un super mois de décembre et j’ai envie de retrouver ce niveau-là. Ça passe par un retour aux bases. Je serai avec mon entraîneur au tir la semaine prochaine en Italie pour travailler ce point-là. Il y a encore un petit mois de préparation et quatre compétitions avant les Jeux Olympiques. Voilà, c’est déjà demain.

Est-ce rassurant d'être en tête du général de la Coupe du monde avant les JO ?

Le biathlon est un sport un peu particulier. Comme on est formé de deux sports antagonistes, le pic de forme passe finalement avant tout par un niveau d’ensemble assez élevé. La préparation finale est évidemment basée sur l’objectif des Jeux Olympiques. Mais c’est compliqué de voir un athlète tout miser sur les Jeux en étant à la rue toute la saison. En biathlon, ça marche rarement comme ça. Les athlètes qui seront devant aux JO sont ceux qui sont devant en Coupe du monde. C’est plutôt une bonne chose d’être en tête au général.

Depuis le début de la saison, vous avez pris l'habitude de lutter pour la victoire avec les Norvégiens

C’est un duel entre moi et une nation (rires). C’est plus compliqué. Avant l’étape d’Oberhof, j’étais en tête. Maintenant, ils ont pris les commandes. Aujourd’hui, ils ont continué d’accroître un peu leur avance. Il reste encore quelques compétitions. L’objectif est vraiment de gagner aux JO et je pense que je suis capable de le faire, même avec les quatre meilleurs Norvégiens en face.

Quel adversaire redoutez-vous le plus ?

Je pense que c’est Svendsen puisqu’on s’est tiré la bourre sur les deux dernières années. On était un peu au-dessus des autres. Après, Bjoerndalen revient à un niveau qu’il n’avait pas eu depuis extrêmement longtemps. Il est à son meilleur niveau, donc ça sera aussi un adversaire redoutable. Mais si je fais ce que j’ai à faire, je peux être devant eux. C’est rassurant !

La rédaction