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Chronique d’un échec annoncé

Une déception de plus pour Marie Marchand-Arvier

Une déception de plus pour Marie Marchand-Arvier - -

Très loin des premières places de la descente remportée par l’Autrichienne Elisabeth Goergl ce dimanche à Garmisch-Patenkirchen, les skieuses françaises et le camp tricolore éprouvent toujours autant de difficulté dans les épreuves de vitesse.

 « Vous pouvez nous descendre. » Très déçue face aux journalistes, Marie Marchand-Arvier n’était pas franchement d’humeur à faire des mauvais jeux de mots après sa 22e place lors de la descente. Symbole d’un ski alpin français toujours aussi moribond dans les épreuves de vitesse, la Lorraine, comme ses compatriotes, est passée complètement à côté de ses championnats du monde à Garmisch-Partenkirchen. Remportée par l’Autrichienne Elisabeth Goergl, qui réalise un somptueux doublé après sa victoire en Super-G, la descente n’a pas souri aux Tricolores. Ingrid Jacquemod (18e à 2’’48 de Goergl), Marion Rolland (20e), « MMA » 22e et Aurélie Revillet (26e) terminent très loin d’un podium complété par les deux stars de la vitesse, l’Américaine Lindsey Vonn et l’Autrichienne Maria Riesch.

« Le bilan est plus que mauvais pour moi et pour tout le groupe, déplore Marchand-Arvier. On est loin du compte. Il va falloir se réveiller et trouver des solutions. Je ne passe pas neuf mois à m’entraîner pour faire des courses comme ça. Il faut essayer de prendre du recul et se sortir de cette mauvaise passe pour passer à autre chose. » Pour ce qui restera sans aucun doute ses derniers Mondiaux, Ingrid Jacquemod, 32 ans, est elle aussi déçue. « C’est frustrant de passer à côté d’un tel événement, explique-t-elle. Il me manque de l’énergie. On est loin des objectifs qu’on s’était fixés. Pas mal de questions trottent dans la tête. »

Avec l’abandon d’Adrien Théaux samedi lors de la descente masculine, le bilan de la vitesse est donc catastrophique. Il ne fallait de toute façon pas s’attendre à des miracles alors que seul le natif de Tarbes est monté sur le podium cette saison en Coupe du monde (2e de la descente à Beaver Creek et 3e à Kitzbühel). Côté féminin, les skieuses françaises n’avaient pas fait mieux qu’une cinquième place en descente (Jacquemod à Val d’Isère).

Aurélien Brossier et Jérôme Sillon à Garmish