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Courchevel, une montagne de clichés

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Une épreuve de Coupe du monde, la station savoyarde n’avait plus vu ça depuis trois décennies. Elle renoue ce mardi matin (10h et 13h) avec son histoire sportive en organisant le slalom dames, loin des clichés luxueux qui lui collent à la peau.

L’avenir de la station ne se joue pas ce mardi. Tant que des oligarques ukrainiens viennent arroser Courchevel de cinq millions d’euros pour un anniversaire comme ce week-end, on peut lui prédire sans risque un avenir doré. Mais le paradis blanc du Gotha de ce bas-monde n’est pas qu’un écrin de luxe à leurs excès. C’est aussi une vraie station de sport. Taina Barioz y est licenciée et n’en démord pas : « Courchevel n’est pas une station bling bling. Les gens ne voient parfois que ce côté mais on organise aussi beaucoup d’événements sportifs ici, été comme hiver. »

Devenir une étape incontournable

Anna-Sophie Barthet, compagne au club, confirme une image en trompe l’œil : « C’est vrai qu’il y a du luxe, de l’élégance. Mais ça ne résume pas tous ceux qui viennent skier ici. » Ce mardi matin dès l’aube, la station sera assaillie d’une foule enthousiaste venue voir les meilleures techniciennes du monde dévaler la piste Emile Allais. Ce sera la première course de Coupe du monde organisée à Courchevel depuis 1979 et la victoire du légendaire Ingmar Stenmark. Adeline Roux, du comité d’organisation, est ravie de voir le bout du tunnel : « C’est un engagement de plus de quinze ans. Maintenant, on doit être à la hauteur », prévient-elle, la voix serrée.

Assurée de voir revenir le Cirque Blanc trois fois d’ici à 2014, elle sait que la station n’a qu’un droit à l’erreur limité si elle veut pérenniser l’épreuve : « On doit être au top dès cette année. Nous voulons devenir une des étapes incontournables du calendrier », assure Adeline Roux. Des concerts rock, de la voltige aérienne, un slalom pour les personnalités et d’anciens champions : tout a été prévu pour divertir les 10 000 visiteurs espérés. « Notre retour souligne que nous sommes bien une station de ski. On veut s’affirmer. Mais je n’oublie pas un objectif de communication planétaire pour notre belle station. » Tout de même…

J.S. et S.B.