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David : « Sotchi ? Un goût d’exceptionnel »

Ophélie David

Ophélie David - -

Multiple championne du monde de skicross, Ophélie David rêve de décrocher à Sotchi l’or olympique qui manque à son palmarès. D’autant qu’à 37 ans, la skieuse de l'Alpe d'Huez y disputera ses derniers JO.

Ophélie, que représentent ces Jeux de Sotchi pour vous ?

C’est clairement mon objectif principal de l’hiver, voire de ces deux dernières années. Ce seront mes derniers Jeux et il y a un goût d’exceptionnel. Un grand moment sportif et émotionnel m’attend à Sotchi.

On imagine que vous rêvez de finir sur la plus haute marche du podium, quatre ans après votre déception de Vancouver (élimination en quarts de finale)...

Oui, j’en rêve. J’ai eu des victoires en Coupe du monde, j’ai gagné trois fois le classement général (2006, 2008 et 2009), j’ai été championne du monde (en 2007) et j’ai des victoires aux X-Games. La dernière ligne, pour que le palmarès soit parfait, ce serait d’être médaillée d’or aux JO. C’est un sacré défi. Me retrouver au pied de cette montagne, c’est hyper stimulant.

« Pas une mère poule pour les jeunes »

Faire partie des prétendantes au titre rajoute-t-il une difficulté ?

Oui. Quand on arrive sur une compétition dans la peau de favori, ceux de votre poule se disent : « Sur le papier, je suis en-dessous, je n’ai rien à perdre, alors je balance tout. » Et ils vont être amenés à prendre des risques qu’ils ne prendraient pas forcément. Le fait d’être alignées avec les favoris les stimule et les aide à élever leur degré d’implication et de technicité. En même temps, être favori offre aussi un ascendant psychologique. En tout cas, le fait d’être à plusieurs sur la ligne de départ rend l’aléatoire omniprésent. Il faut savoir protéger son espace.

Votre âge (37 ans) vous confère-t-il un rôle différent auprès des jeunes ?

Pas vraiment. Evidemment, je partage mon expérience avec grand plaisir. Mais j’évolue dans ma structure privée. Je suis donc très rarement à l’entraînement avec l’équipe de France. A l’occasion des compétitions, on échange mais je n’ai pas un rôle de mère poule. D’ailleurs, ils sont suffisamment costauds et talentueux pour tracer leur propre voie.

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La rédaction