RMC Sport

Démission de Gailhaguet: "Ce n'est pas un combat personnel", Maracineanu répond à ses attaques

Roxana Maracineanu

Roxana Maracineanu - BFMTV

Dans l'oeil du cyclone après plusieurs affaires d'agressions sexuelles dans le patinage, Didier Gailhaguet a annoncé sa démission de son poste de président de la Fédération des sports de glace. Et les réactions n'ont pas manqué au micro de RMC et BFMTV après le conseil fédéral tenu ce samedi.

[17h08]

Denis Masseglia sur RMC: "Il faut que tout le monde travaille ensemble"

"Il va falloir prendre des mesures pour qu'un code soit suivi dans les clubs afin de contrôler, éliminer ceux qui pourraient être nuisibles et rassurer les parents. Ce qui est le cas de l'immense majorité des clubs. Il faut que tout le monde travaille ensemble, entre acteurs publics et acteurs associatifs"

[17h03]

Denis Masseglia sur RMC: "Il faut faire le ménage"

"C'est une crise gravissime. Je pense que la libération de la parole va générer un certain nombre de situations qui vont permettre aux victimes de se libérer de fardeaux et leur permettre de se reconstruire, même si les souffrances vécues ne seront jamais oubliées. Il faut chasser les personnages indignes qui n'ont plus le droit de sévir sur les terrains de sport. On se focalise sur une fédération et un président. Mais ceux qui ont commis des actes innomables sont ceux qui se prétendent être des entraîneurs ou des éducateurs, bénévoles ou professionnels. Il faut faire le ménage."

[17h01]

Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia, réagit sur RMC à la démission de Didier Gailhaguet

"Pour l'avoir eu au téléphone depuis le début de cette affaire, j'avais dit que sa position serait intenable. La situation a beaucoup évolué ces deux derniers jours. Ce qui est remonté des clubs montrait bien qu'il était lâché par sa base. Ça devenait intenable à partir de là. La pression de sa base s'est ajoutée à la pression extérieure."

[16h52]

Roxana Maracineanu: "On va traiter tous les sujets"

En plein scandale sur les abus sexuels dans le patinage, l'ancienne cavalière Amélie Quéguiner a affirmé avoir été violée au cours de son adolescence par trois de ses encadrants. "On va recevoir tous les présidents de fédération où il y a eu des témoignages. On va aller dans les établissements où des choses se sont passées, même si c'était il y a 30 ans. Cette question ne touche pas spécifiquement les sports de glace. On va traiter tous les sujets", a réagi ce samedi Roxana Maracineanu durant sa conférence de presse.

[16h46]

Roxana Maracineanu tient "à rassurer les sportifs et les entraîneurs"

"Didier Gailhaguet a dit qu'il ne savait rien. (...) Je tiens à rassurer les sportifs et les entraîneurs. S'il y a lieu d'avoir une mise sous tutelle de cette fédération en retirant la délégation, le CNOSF et l'Etat feront le nécessaire pour assurer l'organisation des compétitions et les sélections des athlètes. La constitution d'une nouvelle fédération ou la transformation de l'actuelle fédé se fera en toute démocratie, je n'ai pas à intervenir dans ce processus."

[16h43]

Roxana Maracineanu: "Il faut être digne de la confiance des parents"

"Nous avons un Président et un gouvernement qui ont décidé de regarder ce qui se passe à l'intérieur de la sphère privée. Lorsqu'une femme battue dit qu'elle est battue, le conjoint ne peut pas dire que ça ne regarde pas la société. Le monde du sport a toujours eu tendance à se considérer comme une famille. Ce n'est pas une famille. Des parents nous confient ce qu'ils ont de plus cher au monde. Il faut être digne de cette confiance. Nous accueillons beaucoup de bénévoles, mais il faut qu'on puisse avoir une traçabilité des personnes."

[16h40]

Un plan de lutte contre les violences va être mené, annonce Roxana Maracineanu

"Des témoignages arrivent sur d'autres disciplines. Nous allons rencontrer toutes les fédérations, les directeurs d'établissements, les agents de nos services en région, pour pouvoir co-construire un plan de lutte contre les violences le 21 février que nous annoncerons en mars, avril ou début mai. Je tiens à rassurer les familles, il faut nous faire confiance. Les fédés sont engagées sur le sujet. Tout le monde est choqué, il faut déconstruire pour mieux reconstruire. Il ne faut pas avoir peur."

[16h38]

Roxana Maracineanu sur la procédure de retrait de délégation

"La procédure de retrait de délégation ne veut pas dire forcément qu'on va enlever la délégation, comme ça ne veut pas dire qu'on ne va pas l'enlever. Nous invitons à la libération de la parole."

[16h34]

La ministre des Sports Roxana Maracineanu réagit à la démission de Didier Gailhaguet et répond à ses attaques en conférence de presse

"Je prends acte de la démission du président de la fédération française des sports de glace. C'est une première étape. On parle de cas graves. Nous devons aller au bout de la démarche entamée. Dès lundi, une mission d'inspection générale va rejoindre la fédération des sports de glace et mener une enquête qui va durer quelques semaines. Nos agents vont aller dans les clubs pour accompagner les entraîneurs, les sportifs et les familles pour mener des enquêtes administratives."

"Ce n'est pas un combat personnel que je mène contre Didier Gailhaguet. Ce sont des dysfonctionnements au sein d'une fédération et un silence institutionnalisé qu'on veut mettre à jour. Le fait même que Mr Gailhaguet se soit positionné dans sa défense en disant qu'il n'était pas courant peut aussi poser des questions. Il a assumé cette responsabilité en démissionnant. Je l'invite à répondre avec précision aux questions qui lui seront posées. J'imagine que ça l'intéresse de savoir comment c'était possible qu'il ne soit pas au courant. Il me définit comme un dictateur. Je suis née en Roumanie, je sais ce qu'est une dictature. Je peux en discuter avec lui, mais je pense qu'il a déjà quelques éléments."

[16h27]

Didier Gailhaguet sur RMC: "Une injustice totale"

"Je quitte la fédération avec philosophie et une certaine dignité, sans amertume, même si je considère que ce qui m'arrive est d'une injustice totale. J'ai dit haut et fort ce que j'avais à dire. Très sincèrement, j'ai pris conscience qu'il fallait que la nouvelle fédération s'organise pour essayer que ce qu'il s'est passé ne se reproduise plus. Il faut s'organiser. Je suis certain que les nouvelles personnes qui seront élues trouveront les bonnes solutions."

[16h23]

Didier Gailhaguet sur RMC: "Je n'ai pas fait de fautes"

"J'ai des convictions. Je ne suis pas obligé de sauter à la corde parce que la Ministre me le demande. J'ai fait quelques erreurs, mais pas de fautes."

[16h20]

Didier Gailhaguet sur RMC: "Désigner des coupables avant une enquête est inadmissible"

"Lorsque vous découvrez que des enfants et des adolescentes ont été violés, c'est horrible d'apprendre cela. Dès cet instant, j'ai compris la gravité de la situation. J'ai rencontré une ministre. J'ai été écouté, mais pas entendu. J'aurais aimé qu'on ne me déclare pas coupable pour des faits qui remontent à 30 ans. Désigner des coupables avant une enquête est inadmissible. En bon compétiteur je me suis battu et apporté des preuves."

[16h14]

Didier Gailhaguet sur BFMTV: "La tête haute et l'âme tranquille"

"C'est la tête haute et l'âme tranquille que je quitte la fédération. Je suis en pleine forme. Je suis déçu car je trouve que la décision que j'ai dû prendre est injuste. J'ai été touché par les messages de grands champions qui m'ont écrit. Il n'y a pas mort d'homme. J'espère que tout va bien se passer pour la fédé. Les membres du conseil fédéral et les présidents de ligue m'ont accueilli chaleureusement. Ils ont été touchants. Ils m'ont applaudi. Beaucoup demandaient que j'apaise la situation. Je savais depuis le début que je serai amené à démissionner. J'ai dit ce que j'avais dire, j'ai apporté des preuves concrètes. Des faits remontent à 30 ans, je n'étais pas au courant de 95% des choses qui se sont produites, je découvre ça au fur et à mesure avec beaucoup de peine et stupéfaction. Il y a toujours des rumeurs. Je suis certain que nous avons commis des erreurs, mais pas de fautes."

[16h10]

Didier Gailhaguet sur BFMTV: "Je souhaite que tout ça s'apaise"

"Je souhaite que tout ça s'apaise. Ce qui s'est passé a permis la libération de la parole de victimes. Il faut que les nouvelles personnes qui vont s'occuper de la fédération avancent. Est-ce que je me représenterai ? Ça fait longtemps que je préside aux destinées de cette fédé. On me présente comme un dictateur. Il faut amener des jeunes dans notre fédé. Mais ce n'est pas parce qu'on a été un athlète de haut niveau qu'on fait un bon dirigeant."

[16h08]

Didier Gailhaguet sur BFMTV: "Je resterai un spectateur attentif "

"Ce qui me fait démissionner, c'est que je ne veux pas être un frein à ma fédération, aux sportifs de haut niveau que j'adore. Je ne veux pas être un frein aux clubs, aux sportifs. Je tenais à faire voir les dysfonctionnements avérés et prouvés. Ce n'est pas normal de condamner une personne sans enquête préalable. Le patinage est la passion de ma vie. Je resterai un spectateur attentif de tout ce qui va se passer."

[16h06]

Didier Gailhaguet sur BFMTV explique pourquoi il n'a pas démissionné plus tôt

"Je ne suis pas aux ordres de la ministre des Sports. Lorsqu'on estime ne pas avoir commis de fautes... (...) J'ai découvert avec stupéfaction ce qu'il s'est passé à certains moments, je réprouve ces faits."

[16h02]

Didier Gailhaguet explique sa démission sur BFMTV

"Les vies de femmes ont été bouleversées par quelques salauds. (...) Je n'ai jamais pensé un seul instant vouloir être un frein à une fédération que j'ai essayé de construire. J'adore le sport de haut niveau, je ne voulais surtout pas que des athlètes soient victimes de ma position. Qu'une ministre vous demande de démissionner avant même de faire une équipe m'a été tout à fait insupportable. Dès le premier jour, j'ai compris la gravité de la situation. Ce n'est pas pour autant qu'il faut céder à une dictature qui vous déclare coupable. Vous ne me trouverez jamais dans des affaires de perversion. Je suis honnête."

[15h51]

Après la démission de Gailhaguet, quel avenir pour le patinage?

Après la démission de Didier Gailhaguet se pose désormais la question de sa succession à la tête de la Fédération française des sports de glace. En attendant de futures élections, l'intérim sera assuré par Maryvonne del Torchio, présidente du conseil fédéral.

>> Toutes les explications ici

[15h44]

Violences sexuelles dans le patinage: Peizerat a peur que le système perdure malgré la démission de Gailhaguet

[15h34]

Didier Gailhaguet a démissionné de son propre chef

Dans la tourmente après les affaires d'agressions sexuelles visant certains entraîneurs, Didier Gailhaguet, président de la Fédération des sports de glace, a annoncé sa démission ce samedi. Il a démissionné de son propre chef. Il a lu le discours qu’il a tenu ce midi devant les membres du comité fédéral. Maryvonne del Torchio, présidente du conseil fédéral, assurera l'intérim.

SG

[15h26]

Sarah Abitbol: "La démission de Didier Gailhaguet était nécessaire, mais ce n’est qu’une première étape"

La patineuse française Sarah Abitbol, dont le témoignage a déclenché une enquête judiciaire visant son ancien entraîneur Gilles Beyer, a réagi auprès de "L’Obs" à l’annonce de la démission du président de la Fédération française des sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet. "La démission de Didier Gailhaguet était nécessaire, mais ce n’est qu’une première étape. Il reste à nettoyer toute la fédération où il a tous ses amis. Ceux qui se sont tus et ont soutenu son système, sont toujours là-bas", a-t-elle déclaré. Dans son ouvrage "Un si long silence", Sarah Abitbol accuse Gilles Beyer de l'avoir violée alors qu'elle était âgée de 15 à 17 ans.

[15h18]

Roxana Maracineanu "prend acte" de la démission de Didier Gailhaguet

Didier Gailhaguet n'est plus le président de la Fédération française des sports de glace. L'homme de 66 ans a annoncé sa démission ce samedi après la tenue d'un conseil fédéral. La ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui avait demandé son départ, a réagi à cette annonce.

>> C'est à lire ici

[15h15]

Le témoignage fort de Jean-Christophe Simond (ancien entraîneur de Brian Joubert) au sujet de Gilles Beyer, dans les Grandes Gueules du Sport 

[14h54]

Aucune poursuite contre Beyer à cause de la prescription dans le cas Abitbol? Emmanuelle Anizon répond:

"Non car cela ne veut pas dire que tout est prescrit pour d'autres victimes. Pour Sarah Abitbol il n'y en aura pas. Pour d'autres, je ne sais pas. Les personnes victimes de Gilles Beyer plus récemment ont tout intérêt à porter plainte."

[14h51]

Emmanuelle Anizon sur RMC

"Il y a la femme de Gilles Beyer à l'époque où Sarah Abitbol se faisait violer à La-Roche-sur-Yon. Elle n'était pas loin quand tout se passait. Peut-être qu'elle ne savait exactement ce qu'il se passait mais à un moment il faut juste avoir un peu d'honneur. La Fédération devrait prendre de manière collégiale ce déshonneur."

[14h48]

Emmanuelle Anizon sur l'avenir de la FFSG

"Ce n'est qu'une étape. C'est important symboliquement que la tête tombe. Mais il est aussi important que tous ceux ayant organisé ce système, pouvant permettre un retour de Gailhaguet, ne restent pas aux manettes. Il y a des gens proches de Gailhaguet, avec des fonctions très importantes au sein de la FFSG."

[14h42]

Emmanuelle Anizon sur le conflit Gailhaguet-Maracineanu

"Quand j'ai mené mon enquête, j'ai essayé de le joindre à moultes reprises. Même quand on lui a dit que l'on allait sortir un gros truc lié au patinage, il n'a pas répondu aux demandes. Il y avait un sentiment d'impunité au sein de la FFSG, Gailhaguet était un roi en son royaume et ne rendait de compte à personne. Bien sûr, il aurait sauver sa tête s'il avait pu le faire. Il pensait pouvoir s'en sortir une nouvelle fois. Il faut saluer la pression mise par la ministre. Elle a eu un rôle formidable dans cette histoire."

[14h39]

Emmanuelle Anizon: "Gailhaguet forcément au courant"

"Il était forcément au courant d'une partie de ces agissements. Une partie suffisamment grave pour faire quelque chose. Il ne l'a pas fait. Quand il a réintégré Gilles Beyer dans le bureau exécutif de sa fédération ou quand il n'a pas soutenu les victimes de Pascal Delorme, Didier Gailhaguet était bien là."

[14h35]

Emmanuelle Anizon sur les réseaux de Gailhaguet

"Il a des réseaux, il a des soutiens. Il a aussi des complices au sein de la fédération. Il n'est pas lui-même auteur d'agressions mais il y a beaucoup de gens autour de lui qui savaient, qui ont couvert et qui n'ont pas protégé les victimes et les athlètes." 

[14h32]

Emmanuelle Anizon, co-autrice du livre de Sarah Abitbol sur le pouvoir de Gailhaguet

"Sarah rappelle aussi, comme Gwendal Peizerat, que Didier Gailhaguet est déjà parti une fois puis est revenu. Démissionner ne veut pas dire disparaître totalement du champ de la fédération. Il possède un très fort pouvoir au sein de la FFSG et garde la main sur le bureau exécutif. La tempête médiatique dure un temps et le pouvoir politique est puissant."

[14h30]

Emmanuelle Anizon, co-autrice du livre de Sarah Abitbol

"J'ai eu Sarah Abitbol au téléphone. Elle est soulagée. Mais encore une fois, c'est pareil pour toutes les autres victimes. On parle de Sarah mais il faut bien parler de toutes les victimes. Elles sont nombreuses et les agresseurs sont nombreux dans cette fédération."

[14h27]

Emmanuelle Anizon, co-autrice du livre de Sarah Abitbol

"Pour les victimes que j'accompagne et que j'ai rencontrées dans le cadre de mon enquête ou que je continue de voir, il y a beaucoup d'émotion. Elles sont immensément émues et soulagées d'avoir pu parler face à un système. Symboliquement, la démission de Didier Gailhaguet constitue quelque chose d'important."

[14h25]

Emmanuelle Anizon, co-autrice du livre de Sarah Abitbol réagit à ce départ sur RMC

"Il y a une forme de soulagement car c'était un bras de fer important. Non pas contre Didier Gailhaguet lui-même mais contre le président d'une fédération qui n'avait pas fait son travail."

[14h22]

Ludovic Leguennec, un départ suffisant ?

"Probablement pas et évidemment que non. Didier Gailhaguet l'a dit, il ne peut pas non plus être responsable de tout. Il a commis un certain nombre d'erreurs mais cela demande aussi un renouveau structurel au sein de la FFSG. Il faut proposer quelque chose qui tient la route à nos sportifs."

[14h21]

Ludovic Leguennec sur l'avenir immédiat de la FFSG

"Qui va le remplacer? Quid, aussi, du bureau exécutif de la FFSG? Il y a beaucoup de questions auxquelles je ne peux pas répondre. On verra dans les prochains jours."

[14h16]

Ludovic Leguennec reconnaît un soulagement

"Cela va être un soulagement pour tout le monde et pour les sports en général et ce pourquoi on travaille au quotidien dans les clubs. C'est bien pour les bénévoles, les parents, les enfants et les sportifs. Mais quid de la suite? Didier Gailhaguet est démissionnaire et il faut voir comment les choses vont se passer."

[14h09]

Ludovic Leguennec, membre du conseil fédéral de la FFSG, est l'invité de RMC

"Il y a de la satisfaction après cette démission et ce geste fort de Didier Gailhaguet. Je l'ai toujours dit haut et fort, il a eu un mandat exemplaire pour un certain nombre de choses. Mais la conjoncture actuelle, ce qu'il se passe dans les clubs et la réaction du grand public, a fait que le climat était devenu impossible. Voilà pourquoi j'avais demandé un acte fort de Didier Gailhaguet." 

[14h04]

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu a réagi sur les réseaux sociaux

"Je prends acte de la démission de Didier Gailhaguet. C'est une première étape (...) Ces démarches iront à leur terme. On le doit aux victimes. Nous le ferons dans le souci constant de préserver les athlètes, les pratiquants et les clubs pour que ce sport magnifique en sorte grandi", a déclaré Roxana Maracineanu.

[14h00]

Jean-Christophe Simond toujours sur Beyer

"J'ai même eu un peu de naiveté en dénonçant quelque chose auprès de Gilles Beyer. Pendant un stage j'ai entendu du bruit dans le dortoir des filles. Je suis allé voir et j'ai vu une silhouette masculine qui a détalé à ma vue. J'ai couru après. Le lendemain j'en ai parlé avec Gilles Beyer en lui disant qu'il faudrait prendre des précautions. Avec le recul, qui pensez-vous que c'était?"

[13h57]

Jean-Christophe Simond revient sur le cas Beyer

"Non seulement j'ai côtoyé Sarah Abitbol mais elle a été mon élève. J'ai travaillé pendant deux ans au club des Français Volants. J'avais comme autre entraîneur Gilles Beyer et j'avoue que j'en ai bien bavé. J'ai eu vent de certaines choses mais même en observant je n'ai jamais rien vu de concret."

[13h55]

Jean-Christophe Simond aimerait voir des numéros d'aide aux victimes dans les clubs

"Il faudrait un affichage systématique dans les clubs du numéro d'un organisme indépendant pour gérer tous ces problèmes."

[13h51]

Jean-Christophe Simond, ancien entraîneur de Brian Joubert, veut oublier le côté carriériste de la FFSG

"L'humain doit est au centre de la FFSG et non le côté carriériste et la défense des copains. Certains ont monté des petits dossiers pour penser à leur carrière en faisant pression et pour faire chanter certaines personnes. Non la FFSG cela ne doit pas être ça, cela ne doit plus exister."

[13h49]

Jean-Christophe Simond, ancien entraîneur de Brian Joubert

"Comment voulez-vous que les victimes de l'époque puissent faire remonter les informations? On sait maintenant que dans les plus hautes sphères fédérales personne ne prenait en compte leurs propos. C'est ça qui était compliqué. Il faut de la transparence mais c'est surtout l'humain qui doit prédominer."

[13h45]

Jean-Christophe Simond sur l'image de la FFSG

"Ce scandale a terni l'image de la FFSG mais grâce à la presse et aux anciennes victimes, il n'y en aura peut-être plus d'autres. J'espère que cela sera définitif. Nous sommes sous le feu des projecteurs mais j'espère que la nouvelle fédération aura les moyens et communiquera sur les changements entrepris."

[13h43]

Jean-Christophe Simond rappelle l'importance de la FFSG

"La Fédération est l'organe suprême qui doit avant tout protéger tous les adhérents. Didier Gailhaguet n'avait pas le choix, sa démission était inévitable."

[13h40]

Jean-Christophe Simond au micro de RMC sur la passivité de Gailhaguet

"On a prouvé, car il y a pas mal de documents existants apparemment, qu'il a été complètement passif sur ces histoires de viol. Idem pour les agressions sexuelles ou plus récemment sur les traumatismes psychologiques. Il n'a jamais agi pour essayer de défendre ses adhérents."

[13h37]

Jean-Christophe Simond, ancien entraîneur de Brian Joubert, au micro de RMC

"Oui c'est une sage décision. Maintenant une question peut se poser. Avait-il vraiment un autre choix? Je ne peux que remercier la presse pour tout ce déballage positif de l'affaire Abitbol. Je pense que grâce à cela, Didier Gailhaguet n'a pas eu d'autre choix que de démissionner." 

[13h34]

Annick Ancelet sur la réaction des parents des jeunes patineurs suite à cette démission (BFMTV)

"Je crois qu'ils sont en relation avec les clubs et savent très bien ce qu'il se passe. Dans un club comme le nôtre où il n'y a rien eu, il n'y pas de souci. La confiance est toujours là donc je ne vois pas en quoi on pourrait souffrir du départ de Didier Gailhaguet."

[13h32]

Annick Ancelet, présidente du Charleville Mézières Sports de Glace au micro de BFMTV

"Je ne pense à personne en particulier mais bien à tous les athlètes qui ont vécu l'ancienne gouvernance. Je leur lance un appel. Il faut qu'ils reviennent pour aider la fédé"

[13h28]

Annick Ancelet s'en prend à une FFSG sclérosée

"Il faut des personnes qui n'étaient pas du tout dans la Fédération. Je crois que la FFSC était sclérosée et il faut passer à autre chose. Les anciens athlètes ont un grand rôle à jouer. Ceux qui sont sortis de la compétition mais qui sont restés près de leurs clubs. Il faut absolument les voir s'investir."

[13h26]

Annick Ancelet veut plus de jeunes à la FFSG

"Il faut faire table rase de tout. Il faut amener des jeunes. Tout le monde doit remonter ses manches pour rebâtir une nouvelle fédération. Il faut des gens neufs et de nouveaux organes de décision."

[13h24]

Annick Ancelet, présidente du Charleville Mézières Sports de Glace estime que Gailhaguet a pris la bonne décision

"Didier Gailhaguet a pris la bonne décision. C'est la décision qu'il fallait prendre pour tout le monde. Pour les clubs, pour les athlètes et tout ce qui constitue vraiment la Fédération."

[13h20]

Didier Gailhaguet n'a pas manqué de tacler la ministre Roxana Maracineanu au moment d'annoncer sa démission.

>> Une vive critique de la ministre à retrouver ici

[13h17]

Des mesures à prendre pour garantir la sécurité des jeunes pour Peizerat

"Cela aurait dû être fait par l'ancien président. Il aurait dû lancer des cellules d'accompagnement pour recueillir la parole des patineurs. On vit actuellement un déferlement de témoignages. Maintenant, il faut aussi préparer de nouvelles élections d'ici deux trois mois pour élire un nouveau président. Il faudrait tout remettre à plat, même au sein des clubs locaux."

[13h16]

Retrouvez ici les meilleurs moments de la prise de parole de Gwendal Peizerat

[13h15]

Peizerat veut redorer l'image de la FFSG

"La FFSG doit faire de nos sports, tous les sports de glace, des disciplines qui font rêver les gens."

[13h12]

Gwendal Peizerat s'attend à long travail de reconstruction

"Le travail à venir est énorme et c'est pour cela que je ne me réjouis pas totalement de cette démission de Didier Gailhaguet. La victoire sera là quand on aura une belle Fédération exemplaire et avec des sportifs heureux. Il faut retrouver des présidents de clubs détendus et des entraîneurs qui reviennent dans les patinoires avec des conditions sereines."

[13h11]

Toutes les infos sur la démission de Didier Gailhaguet sont ici.

[13h10]

La FFSG doit changer son image selon Peizerat

"La FFSG doit être un exemple pour les autres Fédérations. Ce doit être un modèle dans le sport et non pas garder cette image déviante qu'elle a donné pendant des années."

[13h06]

Peizerat: "On a fait tomber le monarque"

"Didier Gailhaguet a déjà été poussé à la démission, il a déjà été impliqué dans des scandales bien plus importants au niveau international... Sans minimiser ce qui est arrivé à Sarah, Dominique, Hélène ou à Anne-Line et toutes celles qui ont crée cette révolution. On vit une révolution, on a fait tomber le monarque et ce n'est que le début. C'est tout un système qu'il faut remettre à plat."

[13h03]

Peizerat évoque une première étape

"Didier Gailhaguet oublie aussi les entraîneurs de la FFSG. C'est très typique de sa part mais bon, peu importe il n'est plus là. C'est une première étape vers une reconstruction d'une Fédération qui a souffert pendant des années. Je le rappelle mais Didier Gailhaguet était déjà parti dans le passé et nous ne voulons pas qu'il revienne quand la pression médiatique sera retombée et que l'on retourne dans un petit monde discret."

[12h58]

Opposant de longue date à Didier Gailhaguet, Gwendal Peizerat juge cette démission comme indispensable

"C'était indispensable et maintenant il faut aller de l'avant. Les derniers mots du président sortant sont très clairs. Ceux qui font vivre la Fédération ce sont avant tout les licenciés ainsi que tous les bénévoles. Ces gens ne font pas partie pour la grande majorité de ceux qui font des maltraitance. Il y a aussi les officiels, les juges..." 

[12h45]

Didier Gailhaguet a annoncé sa démission de son poste de président de la Fédération des sports de glace après un conflit avec le Ministère des Sports suite aux révélations sur des violences sexuelles dans le patinage.