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Dernier arrêt avant Vancouver

Le Français est au coude à coude avec l’Autrichien Reinfried Herbst pour décrocher le globe de cristal du slalom.

Le Français est au coude à coude avec l’Autrichien Reinfried Herbst pour décrocher le globe de cristal du slalom. - -

C’est l’ultime chance pour décrocher un ticket pour les JO, qui débutent dans deux semaines au Canada. Les slalomeurs français ont rendez-vous à Kranjska Gora. Ils ne peuvent plus se louper.

Vainqueur du slalom d’Adelboden, deuxième à Kitzbühel, deuxième également au classement de la Coupe du monde de la spécialité : Julien Lizeroux surfe sur la vague, au point de faire figure de sérieux outsider aux Jeux d’hiver de Vancouver (12–28 février). Le Français, au coude à coude à l’Autrichien Reinfried Herbst pour décrocher le globe de cristal du slalom en fin de saison, a décidé de faire l’impasse sur les géants de vendredi et samedi pour se consacrer au slalom de dimanche. Il est bien le seul… « J’ai beaucoup donné à Schladming (7e du slalom en nocturne), c’était une course très fatigante, j’ai marqué des points, je continue sur ma lancée. (…) Dimanche ce sera une autre course, les conditions seront différentes, la forme aussi. »

En l’absence de Jean-Baptiste Grange et de Thomas Fanara, blessés et absents des Jeux, le meilleur géantiste tricolore s’appelle Cyprien Richard. Le Français est monté sur le podium avant Noël à Alta Badia et aborde le week-end à Kranjska Gora sans pression. « Je suis dans la position du mec qui n’a rien à perdre, qui va attaquer, je peux jouer, je peux m’exprimer, c’est serein ! »

C’est dans un tout autre état d’esprit que Gauthier de Tessières, autre spécialiste du slalom géant, va aborder ce week-end. « Il faut être clair. Ce sont deux courses où il y a beaucoup d’enjeu pour le classement final, la sélection pour les Jeux. On a bien vu qu’en France, on s’attend à ce qu’on réussisse… » L’entraineur des techniciens tricolores, David Chastan, sait ce que traversent ses skieurs dans un moment pareil. « Ils ont encore une belle chance d’aller chercher leur sélection, à eux d’être opportuniste. Je n’ai pas besoin de leur en parler, ils sont bien au courant de la chose. » A eux de convaincre leurs dirigeants…

La rédaction - Louis Chenaille