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Guay, nouveau roi de la vitesse

Erik Guay peut fêter sa victoire

Erik Guay peut fêter sa victoire - -

Sacré champion du monde de descente sur la piste du Kandahar, le Canadien Erik Guay succède au palmarès à son compatriote John Kucera titré à Val d’Isère (2009). Didier Cuche et Christof Innerhofer complètent le podium. Le premier Français Johan Clarey se classe huitième.

Serait-il frappé par une malédiction canadienne ? Deuxième à 32 centièmes du vainqueur du jour Erik Guay, le maître de la descente Didier Cuche a été coiffé sur le fil pour la deuxième fois consécutive par un représentant du drapeau à la feuille d’érable lors de Mondiaux. « Ils sont pénibles, s’est exclamé le Suisse sur la ligne d’arrivée. Surtout qu’ils sont un peu dans le dur pendant la saison. Aux mondiaux, ils sortent le grand jeu ! »

Déjà sacré deux fois à Garmisch en Coupe du Monde (descente 2007 et Super-G 2010), Guay confirme ses excellentes dispositions sur cette piste du Kandahar. Le détenteur du Globe de cristal de super-G a dévalé les 3300 mètres de piste en 1’58’’41. Il signe à 30 ans le plus beau succès de sa carrière.

Théaux dans les filets

Meilleur temps lors de la deuxième séance d’entraînement, Adrien Théaux n’aura pas eu le temps de confirmer les espoirs placés en lui. Seul Français à être monté sur le podium cette saison en descente (troisième à Kitzbühel en janvier), il a chuté après seulement quinze secondes de course. « C’est le lot des descendeurs, a constaté le malheureux. J’allège un peu mes skis pour revenir fort dessus après. Je reviens et mon ski n’était plus là. Je ne sais pas si ce sont les trous qui l’ont fait déchausser, ou le filet que j’ai tapé avec la spatule. » Légèrement touché aux adducteurs, Théaux pourrait même ne pas s’engager au départ du super-combiné de lundi.

Son compère Johan Clarey accroche la huitième place, meilleure performance française à l’arrivée. « Je n’ai pas à rougir, s’est satisfait Clarey. Mieux, ça aurait été la bonne surprise, moins bien j’aurais été déçu. » Discrets lors des épreuves de vitesse, les Bleus comptent plus que jamais sur ses chefs de file Jean-Baptiste Grange et Tessa Worley engagés en deuxième semaine pour enfin ouvrir leur compteur de médailles. Et ainsi effacer le cauchemar du zéro pointé de Vancouver.

Sylvain Regnaut avec Jérôme Sillon à Garmisch