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Joubert, c’est le pied !

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Remis de sa blessure au pied, le Français retrouve la compétition ce mercredi aux championnats d’Europe de Tallin, en Estonie. Avec en point de mire : les Jeux de Vancouver.

A l’heure d’évoquer l’année 2010, Brian Joubert est catégorique : « C’est la saison la plus importante de ma carrière ! » Une saison qui va durer deux mois. Le temps pour le chef de file du patinage artistique français d’enchaîner les championnats d’Europe, les Jeux Olympiques et les championnats du monde. Un programme particulièrement copieux qui débute cette semaine à Tallin, en Estonie.
Blessé au pied droit depuis fin novembre, le natif de Poitiers fait son retour à la compétition sur les bords de la mer baltique Avec l’objectif de retrouver ses sensations. « Il est serein, motivé avec un bon état d'esprit et une très belle condition physique, assure Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des sports de glace. Il a minci et son pied ne le fait plus souffrir, mais il n'est pas encore à 100%. »
Triple champion d’Europe et tenant du titre, Joubert, 24 ans, sait qu’il lui sera difficile de conserver sa couronne. Car en face, ses adversaires ont les patins aiguisés. « Il y a de la concurrence, reconnaît le champion du monde 2007. Le niveau est là, que ce soit en Amérique du Nord, en Asie ou en Europe. C’est très stimulant. »

« Je suis vraiment excité »

Une émulation encore plus intense depuis les retours conjugués du Russe Evgeni Plushenko, champion olympique 2006, et du Suisse Stéphane Lambiel, double champion du monde (2005 et 2006). A trois semaines des JO de Vancouver, l’explication promet d’être épique entre les trois hommes qui feront leur entrée en lice ce mercredi à l’occasion du programme court. « Je suis vraiment excité à l’idée de me retrouver face à eux, salive le sextuple champion de France. Ça va donner une compétition très intéressante. Si je peux gagner, ça serait super. Mais j’espère avant tout faire une bonne performance. »
Car ces championnats d’Europe font surtout office de répétition générale. « C’est un temps de passage obligatoire avant les Jeux. Le but étant de marquer des points psychologiquement », résume Gailhaguet.
« Je prends cette épreuve comme un entraînement, appuie Joubert. C’est à Vancouver qu’il faudra être à 100%. » Histoire de décrocher enfin l’or olympique. Le seul titre qui manque au palmarès du n°1 français.

A.J. avec F.G. à Tallin (RMC Sport)