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Joubert : « Je peux être champion d’Europe »

Brian Joubert

Brian Joubert - -

Après son échec aux JO de Vancouver il y a près d’un an, Brian Joubert espère rebondir lors des Championnats d'Europe qui ont lieu à Berne (du 23 au 30 janvier). Le Poitevin débute ce jeudi par le programme court.

Brian Joubert, comment abordez-vous ces Championnats d’Europe ?
Dans cette compétition, je me sens bien parce que j’ai obtenu ma médaille dès mes premiers Championnats d’Europe. Du coup, ça m’a donné beaucoup de confiance. Mais il faut que je me prépare bien. Si c’est le cas, tout se passera bien. Je sais que je peux être champion d’Europe. Sinon dans la hiérarchie mondiale, je ne me vois pas loin du podium.

On vous sent regonflé…
Ça va très bien. Les derniers Championnats de France m’ont fait beaucoup de bien (NDLR : victoire). Peu de temps avant cette compétition, j’avais d’ailleurs remis en cause ma préparation. Et ce qui me fait plaisir, c’est que ces modifications ont porté leur fruit durant les Championnats de France.

Justement, quelles sont ces modifications au niveau de vos séances de travail ?
En fait, on a rajouté des entraînements parce que je pense que mon corps a vieilli. Avant mon organisme tolérait certaines charges qu’il ne tolère plus désormais. Donc ce qu’il fallait, c‘était rajouter du travail pour avoir un rythme. Je le sens, mon corps est plus lent à se mettre en route. Mais c’est la vie. Après à l’inverse, le mental lui prend de l’expérience. Donc, tout n’est pas négatif.

Et d’un point de vue purement physique, quelles sont les conséquences ?
Vu que mon corps vieilli, je dois changer mon poids de forme. Avant j’étais à 77 kg, maintenant je dois descendre à 75kg. D’ailleurs quand on tente un quadruple saut avec des kilos en trop, on part forcément avec un handicap. Pour le patinage, il est important de se sentir léger. C’est pour cela que je dois perdre ces kilos superflus. Après je ne vais pas faire de régime parce que sinon je vais être omnibulé par la bouffe. Quand je fais un régime, je n’ai envie que d’une chose, c’est manger. Par conséquent, je dois donc juste me restreindre et manger équilibré.

Arrivez-vous à vous gérer cela tout seul ?
Non. Ma mère s’occupe de ça. Moi, je n’arrive pas à le gérer tout seul.

Est-ce que cela vous dérange encore d’évoquer votre échec lors des JO de Vancouver ?
Non, cela ne m’embêté pas d’en parler. C’est normal, c’est une compétition importante. On attendait beaucoup de moi pour ces JO. Et les gens veulent savoir pourquoi cela s’est mal passé. Ce n’est pas compliqué : mon échec est dû à une mauvaise préparation. Mais j’ai évacué cette déception. Je me sens beaucoup plus apaisé et beaucoup plus serein. Je suis moins à cran et moins stressé. Et du coup, je trouve que la qualité de mon travail s’en ressent.