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La « der » de Jacquemod

Ingrid Jacquemod (à droite)

Ingrid Jacquemod (à droite) - -

Les stars Maria Riesch et Lindsay Vonn diminuées, la descente des championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen ce dimanche (11h) s’annonce plus ouverte que jamais. Les Françaises guidées par l’expérimentée Ingrid Jacquemod sauront-elles en profiter ?

Longtemps considérée comme l’un des plus beaux talents du ski français, Ingrid Jacquemod n’a plus le temps. La skieuse de 32 ans participe à ses sixièmes et derniers championnats du monde et skie toujours après une médaille. « Je suis prête à me livrer entièrement, clame la native de Bourg-Saint-Maurice. J’ai vraiment envie d’oser les choses pleinement et surtout passer la ligne sans aucun regret. » Un état d’esprit confirmé lors des entraînements, Jacquemod signant notamment le troisième temps de la première séance.

Son entraîneur : « Elle est parfois un peu secrète »

« J’espère que c’est le bon moment pour elle, confirme Laurent Chrétien, entraîneur de l’équipe de France féminine de vitesse. C’est open, il faudra qu’elle soit opportuniste, qu’elle donne tout ce qu’elle a. » Sacrée une fois à Santa Caterina (Italie) en Coupe du monde, Jacquemod a accroché trois autres podiums dans sa carrière. Un maigre bilan au vu de son potentiel. « A l’entraînement, elle est souvent impressionnante, analyse Chrétien. Sur la course, elle a ce petit point faible où elle a du mal à se livrer entièrement. C’est peut-être lié avec sa personnalité, elle est parfois un peu secrète. »

Ingrid Jacquemod forme avec Marie Marchand-Arvier et Marion Rolland un trio capable de sauver la face de la vitesse tricolore lors de ces mondiaux. D’autant plus que les stars Maria Riesch et Lindsay Vonn ne sont pas au mieux. « Riesch est cuite, affirme Chrétien. On l’a vu ce samedi dans le slalom. Vonn est complètement dans le brouillard comme elle le dit. Elle skie bien mais elle n’y met pas le cœur habituel sur la vitesse. » Pour enfin briller, Jacquemod n’a qu’un souhait : « Garder cette fraîcheur que les plus jeunes ont et me servir de ça pour me booster encore. »

Sylvain Regnaut avec Jérôme Sillon à Garmisch