RMC Sport

Lamy Chappuis : « A 1km de l’arrivée, je pensais au bronze »

Jason Lamy Chappuis

Jason Lamy Chappuis - -

LES DESTINS EN OR DU SKI FRANÇAIS. Champion olympique de combiné nordique il y a quatre ans à Vancouver, Jason Lamy Chappuis revit pour RMC Sport cette incroyable dernière ligne droite qui lui a offert l’or.

Jason, quelle était votre stratégie pour aller chercher l'or olympique alors que vous n'étiez parti qu'en cinquième position après une petite performance en saut à skis ?

C’est vrai que, cette année-là, j’étais toujours dans le Top 3 après le saut. Etre cinquième était une petite déception et je me suis dit : « Mince, ça va être chaud pour la médaille d’or. » J’ai cogité avant le fond. Mais j’ai eu la chance de voir la victoire de Vincent Jay (en biathlon, ndlr), qui est l’autre médaillé d’or français de 2010. Ça m’a rassuré sur le matériel. Ma technique était de partir fort pour accrocher le bon groupe et finir à fond.

A 500 mètres de l'arrivée, vous aviez encore 25 bons mètres de retard sur l'Américain Johnny Spillane. Avez-vous pensé que c'était cuit ?

A un kilomètre de l’arrivée, je me disais qu’une médaille de bronze était faisable. Après, je double l’Italien (Alessandro Pittin, ndlr) dans la descente, je me retrouve deuxième et je me dis : « C’est bon pour l’argent mais l’Américain est bien loin devant ». Et finalement, je commence à le voir en train de piocher et de regarder derrière lui. J’ai tout donné et c’est sur les 100 derniers mètres que je sens que c’est jouable et que je trouve la force pour le doubler. Ça arrive petit à petit et c’est vraiment l’explosion sur la fin.

Votre saut paraît un peu déréglé cette saison. Où en êtes-vous ?

Oui, ça va un petit peu moins bien. Le niveau est assez serré cette année. Je fais encore neuvième et cinquième la semaine dernière en Coupe du monde (à Seefeld, ndlr). Je suis toujours à une dizaine de secondes du podium, c’est-à-dire 1,5 ou 2 mètres au tremplin. Ce n’est pas beaucoup mais il en manque encore un petit peu. J’ai réussi à avoir une technique vraiment stable mais il manque encore cette fluidité.

Pensez-vous pouvoir rattraper ça d'ici aux Jeux Olympiques (7-23 février) ?

Oui, je pense qu’un petit stage de quatre ou cinq jours va permettre de gagner ces deux mètres. Et puis ça va plutôt bien au ski de fond en ce moment. Je suis toujours dans le Top 10 des temps de ski de fond. Un copain m’a dit : « Faire les montagnes russes, ça ne peut qu’être positif à Sotchi ».

A lire aussi :

>> JO Sotchi : l’équipe de France presque au complet

>> Grospiron : « J’ai toujours aimé le show »

>> Piccard : « Aux JO comme à la maison »

Moscato Show