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Lamy-Chappuis et Lacroix, les copains d’abord

Sébastien Lacroix et Jason Lamy-Chappuis

Sébastien Lacroix et Jason Lamy-Chappuis - -

Habitué aux honneurs en individuel, Jason Lamy-Chappuis est monté ce dimanche sur le podium de l’épreuve de team sprint disputée à Chaux-Neuve. Un bonheur partagé avec son pote Sébastien Lacroix.

L’effervescence de Chaux-Neuve, il connait. La tournée des médias, également. Du retour triomphal en 2010 après son titre olympique de Vancouver à la victoire l’année suivante en Coupe du monde, Jason Lamy-Chappuis pensait avoir tout vécu à Chaux-Neuve. Alors quand il faut monter sur le podium ce dimanche, c’est avec une joie non dissimulée que « Jez » partage ce bonheur avec son copain, Sébastien Lacroix. Les deux hommes de connaissent depuis longtemps. Très longtemps, même. « Ça fait un bail », souffle Lacroix, quand on lui pose la question, sans donner une date précise. Une vingtaine d’années à partager les mêmes rêves.

Coéquipiers l’hiver, les deux hommes sont également voisins. « Quand on est à la maison, à Bois d’Amont, on n’est pas l’un sur l’autre, tranche Lacroix. Chacun vit de son côté. » Mais au moment de partager une séance de musculation ou de boire un café, le téléphone n’est jamais bien loin. Plus âgé de trois ans (29 ans contre 26 ans), Sébastien Lacroix semble se bonifier au fil des années. Et la cohabitation avec Lamy-Chappuis n’y est sans doute pas étrangère. « Il a un impact important, explique le Jurassien. Il a très vite été à l’aise sur le circuit à son arrivée en 2005, à un moment où j’étais un peu au fond du trou. Ça m’a libéré. C’est un moteur qui crée une émulation. Je n’en serais peut-être pas là sans lui. »

Lamy-Chappuis : « Seb a été un point d’ancrage »

Assis à côté de lui dans la salle de presse de Chaux-Neuve, « JLC » écoute attentivement. Quand on demande à Sébastien s’il se sent plus libéré, c’est même le champion olympique qui opine du chef à la place de Lacroix. Avant de prendre lui-même la parole. « Il sait qu’il a le niveau. Il est plus serein. » Car avant d’être le numéro 1 de l’équipe de France, Lamy-Chappuis observait avec attention les prestations de son aîné. « Il était l’exemple à suivre. Après le titre olympique, je ne savais plus trop où j’en étais. Je ne touchais plus terre. Le fait d’avoir Seb dans l’équipe m’a aidé. Il a été un point d’ancrage pour repartir. »

Tenu responsable des échecs de l’équipe de France aux Mondiaux de 2009 et aux Jeux de 2010, Sébastien Lacroix a également toujours pu compter sur le soutien de son pote. Notamment quand il faut se présenter devant la presse à Vancouver. Les larmes aux yeux, c’est flanqué du patron de l’équipe qu’il revient répondre aux questions. Le message de Jason Lamy-Chappuis est clair : on gagne ensemble, on perd ensemble. A Chaux-Neuve ce dimanche, il n’a pas manqué grand-chose pour que les deux hommes montent sur la première marche du podium. Voilà un nouveau défi à la hauteur de leurs ambitions. Rendez-vous l’année prochaine.

Pierrick Taisne à Chaux-Neuve