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Lamy Chappuis : « Une semaine vraiment difficile »

Jason Lamy Chappuis

Jason Lamy Chappuis - -

EN PISTE POUR SOTCHI. A 42 jours des JO, Jason Lamy Chappuis profite de la trêve pour peaufiner sa préparation. Et en tant que porte-drapeau, il ne manque rien de l’actualité des Bleus, marquée par de nombreuses blessures.

Jason Lamy Chappuis, comment se passe votre trêve hivernale ?

Pour l’instant, ça se passe bien. On a eu quelques jours tranquilles en famille pour Noël. Là, on est de retour à l’entraînement à Chaux-Neuve, sur le tremplin de 115 mètres. On s’entraîne tranquillement, en refaisant des bases car ça va réattaquer début janvier. C’est bien de pouvoir s’entraîner comme ça.

Comment analysez-vous votre début de saison, avec notamment vos deux victoires ?

Il y a eu du très bon, mais du moins bon aussi. C’est normal car on est en phase de préparation. Il y a quelques petits réglages techniques à faire avant les compétitions. Mes deux victoires m’ont donné confiance. On a vu que mon niveau de ski de fond était bon. Par contre, en saut, c’est un peu en dents de scie depuis le début de saison. C’est important de refaire des sauts à l’entraînement et de reprendre les bases pour être un peu plus solide quoi qu’il se passe.

Comment arrivez-vous à trouver l'équilibre entre le saut et le ski de fond ?

C’est ce que je trouve intéressant aux entraînements. Il y a un bon dosage à trouver. En saut, il faut être explosif sur un effort de quelques secondes. Il faut également être très léger, alors qu’en ski de fond, il faut de l’endurance et de la puissance. Ce n’est pas facile de trouver le bon compromis entre les deux. Souvent, on va bien dans une discipline et un peu moins dans l’autre. Avec l’expérience et le vécu, j’arrive à être à peu près bien équilibré.

Comment pensez-vous pouvoir concilier votre rôle de porte-drapeau et l'objectif de faire un résultat aux JO ?

J’ai un peu de chance car je ne vais courir que cinq jours après la cérémonie d’ouverture. J’aurai donc un peu le temps de digérer cette émotion forte. Je pense qu’on le gère naturellement. En tant que porte-drapeau, je représente aussi les athlètes. On se parlait déjà assez souvent avec les athlètes des autres disciplines. Ce n’est pas forcé.

Avec votre rôle de porte-drapeau, faites-vous plus attention aux autres disciplines ?

J’étais déjà bien à l’écoute des performances des autres. Encore un petit peu plus aujourd’hui par rapport à mon rôle. Dès que j’ai un peu le temps, j’allume la télé ou la radio pour voir les compétitions de ski et les performances des autres. Ça a vraiment été une semaine difficile. Entre Tessa (Worley), Marie Marchand-Arvier, Pierre Vaultier, Bastien Midol… Il y a eu pas mal de chutes et de blessures. Ça ne fait pas de bien à l’équipe.

Que vous inspire cette avalanche de blessures ?

Je pense que dans certains sports, comme le skicross ou le ski alpin, les blessures arrivent assez souvent. Mais là, la surpression avant les JO aide peut-être un peu. Chez les autres pays, c’est la même chose. On peut le voir avec Lindsey Vonn, qui galère pour revenir au plus haut niveau. Ce n’est pas facile avant les Jeux.

A 42 jours des Jeux Olympiques, vous projetez-vous déjà sur votre course à Sotchi ?

Pour le moment, je suis vraiment dans la préparation. En même temps, je pense à l’ambiance qu’il va y avoir le jour de la compétition, pour essayer de me projeter et de ne pas me faire submerger par les émotions. Je pense que c’est important de se voir là-bas. Mais il ne faut pas que la compétition soit écrite d’avance, il faut que ça se passe le jour J.

Est-ce que votre expérience va vous aider aux JO ?

Quand on participe à ses troisièmes JO, on sait ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. A Vancouver, je m’étais mis dans une bonne dynamique de confiance. Je vais essayer de faire la même chose à Sotchi. Il y a une bonne dynamique dans l’équipe. On est quatre ou cinq en Coupe du monde. On s’entend bien et on sent qu’on peut faire quelque chose en combiné.

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La rédaction