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Le nouveau témoignage glaçant d'une patineuse contre un entraîneur

L'ancienne patineuse Nancy Sohie a accusé, dans L'Equipe ce mardi, son ancien entraîneur, Jacques Mrozek, d'avoir abusé d'elle quand elle était mineure.

A 52 ans, Nancy Sohie a décidé de sortir publiquement du silence. Ancienne patineuse, elle accuse son ancien entraîneur Jacques Mrozek d'avoir abusé d'elle pendant quatre ans alors qu'elle était mineur, dans un témoignage glaçant publié dans L'Equipe, ce mardi. Le championne de Belgique juniors met des mots sur les souffrances qu'elle a vécues entre 14 et 18 ans, qu'elle qualifie aujourd'hui de viol. 

Pendant ces quatre années, elle vivait "comme un couple" avec Mrozek, champion de France 1973 qui l'a découvert à Bruges (Belgique) à 13 ans avant de la prendre sous son aile. 

"Il m'invitait souvent dans sa caravane pour écouter de la musique, témoigne l'ancienne sportive qui travaille désormais au club de patinage de Niort (Deux-Sèvres). C'est là que l'approche a commencé. Il a commencé à m'embrasser. J'avais 14 ans. Moi, j'étais amoureuse. Je l'ai alors vécu comme une histoire d'amour mais une histoire cachée que je ne pouvais raconter. J'ai eu mon premier rapport avec lui à 14 ans et demi. Le 17 août 1982 (il avait alors 32 ans).

"C'est de la pédophilie"

Je l'ai noté dans mon journal intime. Cela n'a pas été une mauvaise expérience pour moi. Il m'avait préparée psychologiquement à ce que l'on fasse l'amour. Il me disait que son premier amour, on s'en souvient toute sa vie. Mais quand on demande une fellation à une enfant de 14 ans en lui disant que c'est comme une glace, ce n'est pas de l'amour. C'est de la pédophilie."

Elle raconte son déménagement avec lui à Dunkerque sans que personne ne lui demande "pourquoi elle partait vivre avec son entraîneur", "grand copain" de Gilles Beyer, accusé d'agressions sexuelles par l'ancienne patineuse Sarah Abitbol. Elle explique comment il l'a isolée du reste du monde avant que ses parents ne mettent fin au calvaire. "J'ai toute ma vie associé le viol à une agression physique, explique-t-elle. Aujourd'hui, je ressens ce que j'ai subi comme un viol." Contacté par L'Equipe, Morzek a indiqué n'avoir "jamais eu de problème avec aucune de (s)es patineuses".

NC