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Mattel : « Je n’échangerais ma vie pour rien au monde »

Coline Mattel

Coline Mattel - -

Au pied du podium aux Mondiaux juniors de saut à skis, Coline Mattel (17 ans) a pris sa revanche ce week-end à Sapporo (Japon) avec sa deuxième victoire en Coupe du monde. La Française peut nourrir de belles ambitions pour les Mondiaux de Val Di Fiemme (du 20 février au 3 mars).

Coline, quelle est votre réaction après ce superbe week-end japonais ?

Je suis vraiment super contente. Je n’étais pas très bien aux championnats du monde juniors et aux entraînements. Je n’arrivais pas à sauter et c’était loin d’être comparable à ce que j’avais fait au stage d’entraînement avant de partir aux Mondiaux juniors (à Liberec). C’était vraiment bizarre car je n’arrivais pas trop à expliquer ce qui allait mal. Ça m’a un peu travaillée. J’ai vraiment été rassurée de sortir un saut qui ressemblait vraiment à ce que je suis capable de faire le jour de la compétition.

Tout ça dans des conditions délicates…

C’est vrai que les conditions n’étaient vraiment pas faciles. Il y avait beaucoup de vent durant les deux jours. Il faut réussir à garder la tête sur les épaules et ne pas se laisser déconcentrer. Je pense que j’y suis bien arrivée. J’ai bien sauté lors de mes trois sauts de compétition. Je suis vraiment contente, ça montre que je suis toujours capable de le faire car c’était un peu l’interrogation.

Comment avez-vous trouvé la vie japonaise ?

C’est génial ! J’adore ce pays, qui est vraiment fascinant. Les gens sont sympas, hyper respectueux, toujours à savoir si tout va bien. C’est vraiment impressionnant. On a pu manger dans un vrai restaurant japonais, c’était plutôt pas mal. L’an dernier aux championnats du monde juniors, on est allé en Turquie. Là, c’est la deuxième fois qu’on va au Japon. On découvre pleins de pays différents. Ça fait vraiment partie de notre vie de Coupe du monde. Je ne l’échangerais pour rien au monde.

Vous allez faire une croix sur la deuxième étape japonaise à Zao pour préparer au mieux les Mondiaux…

Même si on a dit qu’on voulait rester au Japon car c’était trop bien, il n’y avait vraiment pas moyen de rester. On rentre lundi matin, je vais à l’école, puis on ira en stage à Courchevel. On a une petite étape en Slovénie (à Ljubno le 16 et 17 février, ndlr) et on va à Val Di Fiemme pour les championnats du monde.

Avec en ligne de mire une médaille d’or mondiale ?

Oui, c’est le plan !