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Or, argent, bronze : le 14 juillet du skicross !

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Pour la première fois dans l’histoire des JO d’hiver, la France réalise le triplé dans une compétition. L’or du skicross revient à Jean-Frédéric Chapuis, l’argent à Arnaud Bovolenta et le bronze à Jonathan Midol. Sidérant.

C’est un truc de fou, inouï, insensé, que la France vient de réaliser ce jeudi sur l’Extrême Park de Rosa Khutor. Les Bleus du skicross se sont offert un triplé historique, monumental, retentissant, en décrochant l’or avec Jean-Frédéric Chapuis, l’argent avec Arnaud Bovolenta et le bronze avec Jonathan Midol. Trois Bleus sur les trois marches du podium, l’exploit restera gravé pour l'éternité dans les annales car c'est tout bonnement du jamais-vu pour le camp tricolore aux JO d'hiver. Leurs adversaires, eux, n'auront vu que du bleu, du blanc, du rouge.

« Je suis encore sous le coup de ce podium 100% français, pouvait savourer Denis Masseglia, le président du CNOSF. Ca marque les esprits. Ce n’est pas tous les jours que des athlètes d’une même nation montent sur la boite. C’est un jour historique pour le sport français. Il faut apprécier cette performance à sa juste valeur. »

Un podium digne des Championnats de France !

Grandissime favori de l’épreuve en qualité de champion du monde en titre, Jean-Frédéric Chapuis, le skieur de Val Thorens, bientôt âgé de 25 ans, a parfaitement assumé son statut. Et fait parler une certaine forme de logique sportive, ce qui est loin d'être une évidence aux Jeux Olympiques où les surprises succèdent souvent aux coups du sort. Arnaud Boloventa, lui, qui ne s’était jamais hissé sur un podium de Coupe du monde, a sorti le run de sa vie pour s’offrir l’argent. Quant à Jonathan Midol, pour lui aussi, c’est le jackpot puisqu’il n’était arrivé que 51e l’an passé aux Mondiaux.

« Trois potes sur un podium olympique, on en avait parlé ensemble parfois à l’entraînement pour rigoler mais là, c’est énorme. J’ai du mal à réaliser », a confié Jonathan Midol, licencié au Grand-Bornand. Et de se pincer, encore et encore, histoire de bien réaliser qu’il n’était pas aux Championnats de France mais bien aux Jeux Olympiques.

Les Trois Mousquetaires du skicross

« On ne s’y attendait pas même si on envisageait le meilleur, poursuit Michel Lucatelli, le chef d’équipe des Trois Mousquetaires du skicross. De là à mettre ça sur le tapis et la feuille d’arrivée… On n’avait arrêté aucune stratégie entre nous, exceptée de se battre sur la piste. C’est un grand jour. »

En compilant trois médailles d’un coup, la France met une claque à son record historique (11 à Salt Lake City 2002 et Vancouver 2010) avec désormais 14 breloques au compteur. Et ce n'est pas terminé, car il reste encore trois jours et demi de compétition. En attendant, ce jeudi 20 février, c'était bien le 14 juillet à Sotchi.

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Pourquoi la France est au top

Ce triplé de la « Patrouille de France », comme l’a si bien imagé Michel Lucatelli, n’est pas le fruit du hasard. Depuis son arrivée en 2010 à la tête du skicross, le chef d’équipe des Bleus  a en quelque sorte « recycler » les skieurs alpins qui n’arrivaient pas à élever leur niveau au-delà de celui de la Coupe d’Europe. Des skieurs qui sont donc dotés de grosses qualités techniques, mais aussi d’un grain de folie inhérent à cette discipline « fun ». Un cocktail explosif et payant.

G.Mathieu (avec EJ) à Sotchi