RMC Sport

Péchalat-Bourzat : « On va patiner pour nous »

Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat

Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Submergée par l’émotion, Nathalie Péchalat, en pleurs, et Fabian Bourzat ont mis un terme à leur carrière sportive ce lundi après une frustrante 4e place aux JO de Sotchi. Le couple porte pourtant un regard positif sur sa collaboration.

Quel est votre sentiment après cette 4e place ?

Nathalie Péchalat : On est très content du travail que l’on a fait. De nos choix aussi tout au long de notre carrière, notamment de partir chez Igor (Shpilband son coach) pour bien progresser. Effectivement, on aurait bien aimé la médaille de bronze. Il va falloir l’oublier. On a été honnête. On n’a rien à regretter. On a patiné du mieux que l’on pouvait. Même si on est déçu, c’est un sport qui est jugé humainement. On doit l’accepter et passer à autre chose. Ce n’est pas facile mais on a bien été aidé.

Vous saviez dès le départ que ce serait compliqué...

NP : Oui, mais on ne fait pas attention à ça. On ne pense qu’à travailler, à faire nos programmes et une bonne performance. Aujourd’hui, on se retourne et on se dit que le résultat compte. Mais il n’y a pas que ça. Il y a le chemin aussi. C’était cool… (au bord des larmes).

Quelle est la différence entre votre 4e place et la 3e ?

NP : Vous ne posez pas la question à la bonne personne car je n’en sais strictement rien ! Peut-être qu’on ne le saura jamais. On a super bien patiné.

Fabian Bourzat : Il y a autant de différence entre la 3e et la 4e place, qu’entre la 3e et la 2e place. Ça peut paraître beaucoup de points mais ça se joue à très peu de chose. C’est un 2 au lieu d’un 3 sur un clavier.

Faire un sport aussi subjectif, ce n'est pas évident...

NP : Le problème, c’est qu’on est tombé dedans quand on était petit. On aime ça. Il y a le côté artistique.

FB : Tu aurais pu faire du foot quand même !

NP : (Rires) On ne regrette pas. On s’est bien marré. On a fait tout ce qu’on voulait faire pendant toutes ces années avec Fab. Mais si j’avais des enfants, je ne le leur conseillerais pas. Je leur dirai : « Prenez un chronomètre ! »

Quel est votre sentiment ? De la tristesse ?

FB : C’est mitigé. On a fait les meilleurs programmes qu’on aurait pu faire si on n’avait pas changé d’entraîneur. On a patiné complètement libérés, solides techniquement. On est déçu de ne pas avoir une médaille.

NP : Moi j’ai le sentiment d’avoir donné beaucoup à la danse sur glace et de ne pas avoir reçu assez (en larmes). C’est subjectif. On a vraiment donné beaucoup pour notre sport. C’est notre passion.

Allez-vous allez aux championnats du monde ?

FB : Non, ça ne sert à rien de pousser plus loin. Notre objectif a toujours été les JO même si on laissé planer le doute sur les championnats du monde. On aurait pu y aller.

NP : Aujourd’hui, on va se faire plaisir. On va faire des spectacles. On a deux tournées prévues lors des deux prochains mois. On va se faire plaisir. On va patiner pour nous. Pour le public.

A lire aussi :

>> JO de Sotchi : Revivez la journée du 17 février

>> Toute l'actualité des JO de Sotchi

La rédaction