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Roza Khouter, un petit coin alpin en Russie

Roza Khouter

Roza Khouter - -

Destinée à accueillir les épreuves de ski alpin, de freestyle et de snowboard, la station de Roza Khouter a connu un incroyable essor en deux ans. Une métamorphose en partie due à l’expertise française.

Le contraste est particulièrement saisissant. D’un côté Krasnaya Polyana, destinée à ouvrir ses portes aux médias et public du monde entier dans moins d’un an, et toujours en plein travaux. Et de l’autre : Roza Khouter, pourtant distante de quelques kilomètres. Longtemps présentée comme le Courchevel de Russie, la station a plus des airs de parc d’attraction : des chaînes d’hôtels, des longues rues finement pavées, des parkings sur plusieurs étapes. Et au milieu de tout cela, une rivière.

Un choix parfaitement assumé. « C’est même un parti-pris, explique Jean-Marc Farini. On ne peut accuser Roza Khoutor de copier le modèle du chalet suisse ou du chalet alpin. » Lui, c’est le directeur général de la Compagnie des Alpes (CDA). Avec le directeur d’exploitation, Jean-Luc Vallier, ils sont les deux seuls représentants de la société française. Et pourtant, à leur arrivée il y a un peu plus de deux ans, le chantier était colossal. « Il n’existait presque rien, continue Farini. Ce qui surprend ici, c’est la volonté, le pragmatisme d’avancer et de parvenir à des résultats concrets. »

Un stade de 18 000 places

Forte de son expérience de leader mondial sur le marché du ski, la CDA à aider son partenaire russe à créer 70 kilomètres de piste skiable et 8 remontées mécaniques (90km et 16 pour l’ouverture des Jeux Olympiques). Et pour optimiser le projet ce sont également de nombreuses activités estivales qui sont prévus une fois la neige disparue. « On est là pour les aider à réaliser ce pari un peu fou au départ, mais en passe d’être gagné, ajoute Farini. Il reste du boulot, mais nous sommes presque prêts pour les JO. »

Propriété du Russe Vladimir Potanine, grand fan de ski et patron de la société Interros, la station a tout pour s’affirmer comme la référence caucasienne. Et pour cause, avec 1,7 milliard de dollars (environ 1,27 milliard d’euros) le milliardaire n’a pas compté au moment de sortir le carnet de chèque. Avec un stade de 18 000 places pour les arrivées des épreuves alpines, un autre pour le freestyle, un dernier pour le snow, une capacité de 8 000 lits et un domaine skiable pouvant accueillir 12 000 skieurs, Potanine n’attend désormais plus qu’une chose : un retour sur investissement.

Pierrick Taisne à Sotchi