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Amiez : « La Coupe du monde, un tremplin avant les JO »

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A trois mois des JO, les skieurs peaufinent les derniers réglages avant d’attaquer les gros week-ends de Coupe du monde. Cette Coupe du monde a-t-elle d’ailleurs un intérêt lors d’une telle saison ? Réponse avec Sébastien Amiez.

Sotchi, c’est dans 97 jours. En attendant la cérémonie d’ouverture et l'allumage de la flamme olympique, le 7 février, les skieurs doivent passer par 15 étapes de Coupe du monde. Aldenboden, Wengen, Kitzbühel ou encore Schladming. Même en saison olympique, les grands lieux du cirque blanc restent au programme. Mais en cette année si spéciale, ces épreuves de Coupe du monde conservent-elles un intérêt ou servent-elles seulement de répétition générale avant Sotchi ? Sébastien Amiez, membre de la Dream Team RMC Sport, a sa réponse.

« De toute façon, ils n’ont pas le choix. Pour avoir des bons dossards aux Jeux Olympiques, il faut avoir fait un bon début de saison. Tu ne peux pas trop passer à travers, estime le vice-champion olympique de slalom à Salt Lake City (2002). Un skieur s’entraîne neuf mois et demi sur douze pour justement gagner des courses de Coupe du monde. Les Jeux Olympiques ou les Mondiaux arrivent au mois de février et ça reste une course d’un jour. Tu ne peux pas te permettre de tout miser sur un jour et te dire que tu n’as pas besoin du dossard. Il faut vraiment préparer ce genre de compétition. La Coupe du monde, c’est vraiment un tremplin pour le grand événement. »

« Skier à 50% serait ridicule »

A l’approche de ces 22e Jeux Olympiques d'hiver, les skieurs peuvent-ils lever le pied sur cette saison de Coupe du monde, afin notamment d’éviter une blessure ? Sébastien Amiez estime que ce n’est trop le genre des skieurs de calculer avant le départ d’une course. « Une fois qu’on a mis le dossard, on est avant tout compétiteur, c’est impossible de lever le pied. On est au départ d’une course pour aller gagner. C’est possible de skier à 50%, mais ça serait ridicule. Mieux vaut ne pas courir et rester à la maison. La malchance qu’on a, en ski, c’est qu’on ne se met pas de barrière. Il y a donc tout le temps le risque de la blessure. Lors de la préparation physique, l’été et automne, on fait tous les sports (foot, volley, …) et il y a beaucoup plus d’accidents que sur les skis. »

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La rédaction