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Amiez : « Un skieur ne peut pas se focaliser sur les JO »

Sébastien Amiez

Sébastien Amiez - -

Sébastien Amiez, membre de la Dream Team RMC Sport, explique la cascade de forfaits pour les JO par les grosses cadences de certains skieurs. Mais il rappelle qu’une médaille olympique passe par une bonne saison en Coupe du monde.

Tessa Worley, Marion Rolland ou encore Lindsey Vonn. La liste des forfaits pour les JO s’allongent. Mais pour Sébastien Amiez, membre de la Dream Team RMC Sport, cela a toujours été monnaie courante dans le ski. « Ça a toujours été une problématique. C’est un sport où les JO arrivent en février, au milieu du circuit de Coupe du monde. La saison ne dure pas longtemps puisqu’elle s’étend de fin novembre à fin mars. On ne peut pas trop réduire les courses. On expose les athlètes à de plus en plus de danger. Un gros boulot est fait à partir du mois de mai. L’athlète, c’est un être humain et dès qu’il a un dérèglement, les blessures arrivent plus souvent. »

Il rappelle qu’une médaille olympique passe obligatoirement par de bonnes prestations lors de la Coupe du monde. Il est donc difficile de faire l’impasse sur des courses puisqu’un mauvais classement mondial n’offre pas un bon dossard pour la course olympique. « Un athlète ne peut pas se focaliser uniquement sur les JO. Il est obligé de participer aux courses pour avoir un bon dossard. Les plus forts restent, explique-t-il. Ça fait partie de l’entraînement de gérer les blessures. Par exemple, Lindsey Vonn a dû mettre la charrue avant les bœufs. Elle a le ski. Elle sortait d’une rupture d’un ligament croisé en février dernier. Elle a peut-être recommencé un peu trop tôt en mettant la barre trop haut. »

« Il y a aussi des sponsors et des partenaires »

Malgré ces pépins physiques et ces forfaits en pagaille, Sébastien Amiez estime qu’il est difficile de réduire les courses du calendrier. « Pour une nation comme l’Autriche qui compte dix vainqueurs potentiels à chaque course, si on enlève des courses du calendrier, les systèmes de sélection seront plus compliqués. Beaucoup d’athlètes s’alignent sur quatre ou cinq disciplines. Ça nécessite une grosse préparation estivale et de grosses cadences l’hiver. Il y a aussi des sponsors et des partenaires qui nous paient pour faire des courses et nous soutenir tout l’hiver. »

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La rédaction