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Chamonix (slalom): "cette victoire est un poids en moins" pour Clément Noël

À 23 ans, Clément Noël a signé la 7e victoire de sa carrière en Coupe du monde sur le slalom de Chamonix ce samedi. Après une disette d'un an, le Français a renoué avec le succès à domicile, à trois semaines du slalom des Mondiaux de Cortina d'Ampezzo.

Clément Noël, un an après votre premier succès sur cette même piste, comment avez-vous vécu cette victoire à Chamonix dans des conditions particulières et sans spectateurs?

C’était une très belle journée, même si elle n’était pas parfaite comme l’année dernière. L’année précédente, il y avait le soleil, la neige dure, le public, ce qui fait une journée parfaite. Là, il n’y a pas de public, donc on partage un petit peu cela avec l’équipe et c’est un peu différent. Par contre, ça reste une journée géniale, car ça faisait longtemps que je n’avais pas gagné, depuis ici, l’année dernière. Donc cette sensation fait vraiment du bien et plaisir.

Vous remportez la victoire sur une piste très accidentée et abîmée, quelles ont-été les sensations?

Les sensations en ski n’étaient pas géniales. On avait l’habitude sur ces dernières courses d’avoir de la neige parfaite, de la glace. Là, c’était un peu plus mauvais. Ce n’est pas la faute des organisateurs, mais quand il neige en haut et qu’il pleut des cordes à l’arrivée, on ne peut pas faire grand-chose de mieux. Donc forcément, la deuxième manche était difficile. Il y avait des trous, et des rails. Il m’est déjà arrivé de ne pas être bon dans ces conditions et d’avoir du mal à m’adapter à ces rails et à cette neige molle. Donc je suis très content d’avoir réussi cette deuxième manche, parce que c’est là que la différence se fait. À Zagreb, lors de la deuxième manche, c’était des conditions similaires et je n’avais pas vraiment été bon. Alors je suis bien content d’avoir réagi comme cela aujourd’hui et de m’être donné à 100%, même s’il y a quelques petites fautes, ce qui est obligatoire de faire dans ces conditions.

Vous étiez troisième à l’issue de la première manche, très près de la première place, comment vous sentiez-vous au départ de la seconde manche?

J’étais un peu plus stressé que parfois au départ, parce que je sais que dans ces conditions, j’ai tendance à faire des erreurs. Mais c’est ce qui m’a permis d’être aussi focus à 100% sur ce que j’avais à faire. C’est la première fois que j’allume du vert en bas d’une deuxième manche donc cela fait du bien.

Avec deux victoire d’affilée, la piste de Chamonix vous va bien…

Apparemment oui, cette piste me réussit bien, même si les conditions sont différentes les deux fois et c’est tant mieux. Cela ne s’explique pas vraiment, parce que cette piste n’a rien de particulier. Elle n’est pas très, très raide, elle n’a pas de difficulté particulière. Mais j’ai déjà été bon sur des pistes très difficiles et je pense pouvoir jouer devant sur n’importe laquelle. Aujourd’hui, c’est peut-être le hasard, mais regagner sur cette même piste est un beau clin d’œil.

Vous attendiez vraiment cette victoire depuis le début de la saison?

Oui, cette victoire est un poids en moins, c’est sûr. Gagner une course dans l’hiver, c’était au moins ce que je voulais faire. J’aimerais bien en gagner plus. De toute façon, ce qui est fait, est fait. Ce qui est pris, est pris. Ce qui est passé est passé. Sur les quatre dernières courses, j’ai fait deux fois deuxième et une fois premier. Donc c’est très bien. Alors pour l’instant, je savoure cette victoire, avant de me reconcentrer pour demain (dimanche). Mais aussi pour les championnats du monde, donc ça fait du bien.

Arnaud Souque