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Kitzbühel : Grange-Pinturault, le duo gagnant ?

Jean-Baptiste Grange et Alexis Pinturault

Jean-Baptiste Grange et Alexis Pinturault - -

Vainqueur du slalom FIS de Westendorf jeudi, Jean-Baptiste Grange arrive confiant sur le slalom de Kitzbühel. Le champion du monde espère y décrocher son premier Top 10 de la saison. Alexis Pinturault ne veut, lui, que le podium.

L’image n’est pas passée inaperçue. Jean-Baptiste Grange, les bras au ciel, félicité par les membres de l’équipe de France et son coéquipier Julien Lizeroux, qui savoure sa première victoire sur une piste depuis deux ans et le slalom des Mondiaux de Garmisch. Dans l'aire d'arrivée, le Français de 28 ans a le sourire, il vient de remporter le traditionnel slalom FIS nocturne de Westendorf (2e division). Si le résultat n’a pas une grande valeur, il démontre néanmoins que « JB » est bien de retour. Opéré du genou droit au printemps dernier, le Français gravit les échelons semaine après semaine. A tel point qu’un podium dimanche lors du slalom de Kitzbühel pourrait presque être envisagé.

« Chaque victoire fait du bien. Ce sont certainement mes deux meilleures manches de l’hiver. A chaque course, il y a une petite étape qui est franchie, se réjouit le champion du monde tricolore. Kitzbühel ça reste Kitzbühel. Je veux simplement continuer à faire mon ski. A Wengen, j’étais très content de gagner la 2e manche, mais j’étais un peu déçu du résultat (14e, ndlr). Le but est d’aller chercher dimanche un Top 10. Je ne suis pas loin de la vérité. » Plus d’un mois après son retour sur les skis, l’homme aux 18 podiums en Coupe du monde renaît de ses cendres petit à petit. Vingt-et-unième à Madonna di Campiglio, 22e à Zagreb, 16e à Adelboden et 14e à Wengen, Grange compte bien venir jouer les troubles fêtes sur une piste où il s’est déjà imposé à deux reprises.

Chastan : « Grange est à son meilleur niveau »

« Il n’était peut-être que sur une petite FIS comme certains peuvent le penser, mais ce n’est jamais facile de gagner, assure David Chastan, l'entraîneur des techniciens français. Quand on gagne, on prouve qu’on est un champion. Je pense qu’il est à son meilleur niveau, sauf qu’il n’a pas le dossard. Dimanche, il fera en sorte de faire une belle course. Après, s’il y a cerise sur le gâteau, je pense qu’il va la manger. » La cerise, Alexis Pinturault ne veut que ça ! Après avoir fait ses grands débuts sur la Streif, le skieur de Courchevel n’a pas entamé ses chances pour le combiné (regroupant la descente de samedi et le slalom de dimanche). Loin de là. Trente-troisième de la descente, le Français ne compte que 26 centièmes de retard sur le Croate Ivica Kostelic, l’un de ses principaux concurrents.

« Finalement, je m’en sors bien, se réjouit le jeune Tricolore. J’ai fait une très bonne moitié de course mais je pèche un peu sur la fin. Je ne suis pas trop loin de mes adversaires pour le combiné. Je retrouve une discipline que je connais. Je veux faire une belle course car celle-là, elle peut rapporter deux belles choses. » Si une victoire lui permettrait d’accroître son avance en tête du classement du super-combiné, elle lui offrirait également un nom sur un des téléphériques de la station, trophée suprême offert uniquement aux vainqueurs de Kitzbühel… Comme un certain Jean-Baptiste Grange.