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Les Françaises veulent faire le show

Tessa Worley

Tessa Worley - -

Val d’Isère annulé, Courchevel est la seule étape française de la Coupe du monde de ski féminin. Une motivation supplémentaire pour le clan tricolore, emmené par les locales Anne-Sophie Barthet et Taïna Barioz. A condition que la météo ne vienne perturber leurs desseins…

« Moi j’adore ! » Anne-Sophie Barthet ne cache pas son plaisir à courir en France devant son public. La Toulousaine de 23 ans, licenciée à Courchevel, fait partie du contingent tricolore qui va tenter de briller ce week-end sur le slalom de samedi et le géant de dimanche. Toujours à la recherche de leur premier podium après deux manches en demi-teinte à Sölden et Aspen, les Bleues attendent avec impatience les manches françaises du calendrier de la FIS. « On a la chance d’avoir des gens qu’on connait sur le bord de la piste », se réjouit Barthet qui verra sa famille et ses amis de « Courch » et de Haute-Garonne se presser dans l’aire d’arrivée, avec une mention spéciale pour sa maman.

« On crie beaucoup dans la famille ! » Un plaisir partagé par Taïna Barioz, autre fille de Courchevel qui verra une quinzaine de personnes venir la soutenir. « C’est rare, j’ai plus l’habitude de voir mes parents me suivre en Europe. » Tessa Worley, 4e au géant de Sölden et locomotive depuis deux saisons de groupe technique français, apprécie le folklore sur le bord des pistes. « L’an dernier ou aux Championnats du monde à Val d’Isère (2009), on entendait les cris des encouragements du départ jusqu’à l’arrivée, ça reste une expérience unique, je ne pensais plus au résultat, mais juste à skier. »

La pression, un formidable moteur

Si la pression de skier à domicile existe, pour Barioz par exemple, qui se souvient avoir essayé sans succès de l’ignorer la saison dernière, ça peut être aussi un formidable moteur. « Ça me galvanise, j’ai envie de faire le show, on est un peu les protagonistes », s’emballe Barthet. C’est aussi l’occasion de casser la routine du triptyque voyage-entraînement-course, qui fait le quotidien des filles d’octobre à mars. Les incertitudes météorologiques entourant le maintien des deux épreuves, avec des entraînements déjà écourtés, n’est pas vécu comme un obstacle.

« On voit au jour le jour, on s’adapte », dit Worley. « Les gens font beaucoup pour que la compétition ait lieu, à nous d’en faire autant », poursuit Barthet. Avec un premier podium tricolore cette saison ? « Un top 10 sur le géant est largement envisageable, un podium serait super », déclare Barthet. « Ce serait vraiment beau de monter sur la boite ici », glisse Barioz. « J’espère que ça va nous donner à toutes des ailes », conclut Worley.

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Le géant en sursis|||

L’épreuve programmée dimanche ne tient qu’à un fil. Face à la neige qui ne cesse de tomber depuis mercredi, les organisateurs estiment que le slalom de samedi devrait être sauvé, mais craignent pour le géant le lendemain. Près d’un mètre de neige s’est amassé sur la partie haute du tracé, et les conditions météo rendent difficile un déneigement. Les 200 personnes qui font les 3X8 se concentrent sur le slalom. Elles le traceront à 7h00 du matin ce samedi. Et la fédération internationale inspectera à 8h00 le tracé pour valider ou annuler la course.

G.Q.