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Lizeroux : « Ma carrière est derrière moi »

Julien Lizeroux

Julien Lizeroux - -

Après sa 17e place à Levi en novembre dernier, Julien Lizeroux retrouve le public français ce week-end à Val d’Isère. De retour après deux ans et demi d’absence, le Tricolore compte se faire plaisir sur cette piste, où il est devenu double vice-champion du monde en 2009.

Julien, comment abordez-vous ce week-end à Val d'Isère ?

Je suis très heureux de pouvoir recourir en France, à la maison, devant toute la famille, les amis et toutes les personnes qui vont venir nous supporter.

Comment va votre genou ?

Ce qui est super positif, c’est que je souffre de moins en moins. J’arrive à faire des journées de ski où je n’y pense pas du tout. J’ai un protocole d’échauffement qui est assez poussé pour mettre en route la machine. Mais une fois que tout est bien huilé, ça ne se passe pas mal. Ce week-end, on va avoir des conditions dantesques au niveau de la préparation de la piste. Il faudra donc au moins tout ça.

Parlez-vous de votre blessure au passé ?

C’est toujours présent. Il faut que ça le soit pour ne pas dépasser mes limites et faire n’importe quoi. Mais en tout cas, ça me permet de faire du sport, ça me permet d’avoir une vie normale. C’est le principal.

Vous le répétez souvent, mais était-il difficile de réfléchir à une possible fin de carrière ?

Quoi qu’il se passe, ma carrière est derrière moi. J’ai toujours dit que mes plus belles années étaient passées. J’ai vécu plein de bons moments, mais j’avais envie d’un petit bonus. Je n’avais pas envie de finir sur une blessure. J’avais envie de prouver à moi-même et à tout le monde que j’étais capable de revenir. Ça a presque dépassé mes espérances à Levi (17e sur le slalom, ndlr) car ça a scoré dès la première course, même si je n’étais pas un foudre de guerre à l’entraînement. Il n’est pas garanti que je réitère ça par la suite. Je suis donc reparti au travail sur le circuit Coupe d’Europe. Et la prochaine échéance, c’est dès dimanche à Val d’Isère.

« Ce n'est que du plaisir »

Après votre retour à Levi, avez-vous encore plus de pression ?

J’ai un peu d’expérience. Après, ça fait partie du jeu. Le jour où je n’ai plus de pression, j’arrête ma carrière car ça veut dire que je m’embête. Il faut cette petite boule au ventre au départ. Ça fait du bien. C’est aussi ce qui permet de se surpasser.

Comment abordez-vous cette saison ?

Ce n’est que du plaisir. C’est vraiment super sympa d’être au départ d’une Coupe du monde quand on sait d’où je viens. Après, je suis un compétiteur dans l’âme depuis que je suis tout petit. J’aime la compétition, j’aime me surpasser. J’ai forcément envie de faire de belles choses. Mais plutôt que de perdre de l’énergie en me fixant des objectifs, j’aborde les courses tranquillement. Je veux juste en profiter et me faire plaisir. J’aime le ski, c’est toute ma vie.

Comment se font les sélections pour les Jeux Olympiques de Sotchi ?

Il faut être dans les quatre premiers Français qui iront faire le slalom à Sotchi. Maintenant, il n’y a plus de quota. On emmène tout simplement les meilleurs skieurs. En France, le point positif, c’est qu’on a une équipe très dense et très forte. Mais ça devient plus compliqué quand il faut se qualifier pour les grandes échéances car il y a une grosse, grosse concurrence. Mais en tout cas, c’est sain, il y a beaucoup de sérénité et beaucoup de joie dans notre groupe. C’est ce qui nous permet de skier vite.

Quels seront les objectifs pour le ski alpin à Sotchi ?

Je ne vais surtout pas me projeter et me prononcer pour les autres (rires). En fait, c’est simple : une médaille satisferait tout le monde car on reste sur un zéro pointé à Vancouver. Tout le reste sera du bonus. L’ambition, c’est une chose. Mais on préfère largement les actes aux paroles. On va d’abord essayer d’être bon.

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La rédaction