RMC Sport

Marchand-Arvier : « Je suis prête ! »

Marie Marchand-Arvier

Marie Marchand-Arvier - -

EN PISTE POUR SOTCHI. A moins d’une semaine du début de la saison en vitesse à Beaver Creek, Marie Marchand-Arvier peaufine les derniers détails de sa préparation. Après des Mondiaux ratés, la Française espère prendre sa revanche aux JO de Sotchi.

Marie, dans quel état d'esprit abordez-vous le début de saison?

On est à Copper Mountain depuis presque deux semaines. C’est super agréable car il y a beaucoup de neige et les conditions d’entraînement sont exceptionnelles, notamment sur la piste qui est spécialement conçue pour les athlètes de Coupe du monde. Il y a donc beaucoup de nations présentes ici. Tout le monde se regarde un peu, c’est assez drôle. Ça permet de mettre en place les derniers réglages avant les courses. Moi, je suis prête !

Vous devez vraiment avoir envie d'en car ça commence à faire long...

Le mois de novembre est toujours un peu long. Ça fait sept mois qu’on s’entraîne et on a un cheminement qui est semé d'embûches et qui peut se passer plus ou moins bien. Maintenant, c’est ce qui fait la beauté de nos compétitions et de notre sport. Avec un peu d’expérience, on arrive à mieux le gérer. Mais le stress, l’excitation et l’anxiété font que cette période est assez sympa à vivre. Ça permet d’arriver sur le pied de guerre pour les premières courses.

La préparation estivale est quand même assez particulière pour les sports d'hiver...

On commence à s’entraîner à partir du mois de mai. On a un mois d’avril qui, selon les années, peut être rempli aussi par les tests de skis. Il y a beaucoup d’évolution au niveau du matériel, on développe beaucoup nos skis avec les marques. Tout l’été jusqu’à l’automne, il ne faut pas croire qu’on se prélasse au soleil. Le ski est un sport très complet et on se doit d’être préparé physiquement dans tous les sens du terme, que ce soit au niveau de la puissance, de la vitesse, de l’endurance. A Copper, on est à 2900 mètres d’altitude, ce qui fait que les manches de descente sont très physiques. Après 1’40 de descente, c’est long à récupérer quand on arrive en bas. Si on ne s’entraînait pas pendant six mois, ça serait plus difficile à vivre. C’est une belle période car ça permet de créer des choses au niveau humain. Ça apporte beaucoup dans la vie de groupe.

« Aller chercher une médaille à Sotchi »

Comment vous sentez-vous à une semaine de l'étape de Beaver Creek ?

C’est toujours la question piège en début de saison. J’ai passé un été correct où je me suis remise en question après les Mondiaux à Schladming que j’ai personnellement ratés. J’ai commencé à préparer la saison prochaine dès le mois de février. J’avais besoin de changer certaines choses. J’ai commencé à préparer ça avec une femme qui m’aide beaucoup en PNL (préparation neuro-linguistique) ou en préparation mentale. Ça m’a permis de passer des caps et de me sentir bien. Donc là, je vais dire que je suis prête. Pour moi l’objectif de l’année, ce sont les JO. Et les mois de janvier et décembre vont servir à construire pour arriver sereine à Sotchi et en confiance afin d’aller chercher une médaille.

Quelle importance donnez-vous aux Jeux Olympiques ?

Dernièrement, j’entendais Alexis Pinturault parler des JO avec un peu plus de détachement. Je n’ai pas la même vision que lui. On n’a pas le même âge et la même expérience. C’est quelqu’un de très talentueux et de très travailleur. Je n'ai pas le même chemin que lui. Je vais participer à mes troisièmes Jeux Olympiques et je sais que ce seront mes derniers. J’ai vraiment envie d’en profiter et de me servir de mes deux expériences passées pour trouver cet équilibre. Je veux profiter du fait que cette compétition est unique et magique pour pouvoir rajouter le petit truc qui fera que ça me permettra de monter sur le podium.

A lire aussi :

>> Lizeroux, c’est bluffant !

>> Dix raisons de suivre les Bleus cet hiver

>> En piste pour Sotchi

Intégrale Sport