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Mondiaux : Théaux au rattrapage

Adrien Théaux

Adrien Théaux - -

Déçu par sa 9e place mardi en super-G, Adrien Théaux veut faire mieux ce samedi lors de la descente (11h), aux Mondiaux de Schladming (Autriche). Une discipline qui échappe aux Français depuis le titre de Jean-Claude Killy en 1968.

Il était attendu en super-G mardi, c’est finalement Gauthier de Tessières qui a crevé l’écran. Déçu par sa neuvième place, Adrien Théaux a l’occasion de se rattraper ce samedi matin sur la descente des Mondiaux de Schladming (11h). Presque la course de la dernière chance pour le skieur de Val Thorens, qui sera encore en course sur le super-combiné lundi. « J’avais des ambitions en super-G mais dans le ski, rien n’est jamais fait, raconte le Français. On a beau être le meilleur mondial, ce n’est pas pour ça qu’on va forcément gagner. J’ai autant d’ambitions en descente qu’en super-G. J’ai envie de rattraper ma 9e place. Je le sens bien, même si c’est une piste qu’on connaît très peu. Je ne l’ai faite qu’une fois l’année dernière. »

A la différence du super-G, le skieur de Val Thorens a pu répéter ses gammes lors des deux entraînements (7e et 21e). Mais aux championnats du monde, il faut être prêt le jour J. A partir de 11 heures, le leader du groupe de vitesse tricolore ne devra plus calculer. Tout envoyer pendant un peu moins de deux minutes et aller chercher cette médaille d’or qui échappe aux Bleus depuis… 1968 et le titre de Jean-Claude Killy à Grenoble. Pour retrouver un Tricolore sur le podium d’un championnat du monde, il faut d’ailleurs remonter à la troisième place de Luc Alphand en 1996 à Sierra Nevada.

« Champion du monde, ce serait pas mal ! »

A l’époque, Adrien Théaux avait 12 ans… Aujourd’hui, à 28 ans, l’homme aux sept podiums de Coupe du monde compte bien s’inspirer de ses mentors et forcer le destin. « Ça serait pas mal (rires). Ça me ferait du bien, assure-t-il. Il y a des grands noms du ski qui ont été champions du monde, mais aussi d’autres grands noms qui n’ont jamais gagné de médailles. Je ferai tout pour être devant car je rêve de ça et je m’entraîne pour ça. Mais c’est vrai qu’un titre de champion du monde sonnerait bien. Ça reste une course d’un jour. Tout est possible. »

Jean-Luc Crétier est bien placé pour en parler. Même si « Kabou » n’est jamais parvenu à s’imposer sur le circuit de la Coupe du monde, cela ne l’a pas empêché de devenir champion olympique de descente, à Nagano, en 1998. « Il faut être là le matin du départ. Etre prêt la veille au dernier entraînement, ça ne sert à rien. Le matin de la course, il n’y a plus grand-chose à dire, confie le membre de la Dream Team de RMC Sport. Tout le travail a été fait. Il faut tout donner mais c’est loin d’être évident. Les Américains sont très forts à ce jeu-là. Mais les Français excellent également dans cet exercice. » Gauthier de Tessières, médaillé d’argent mardi en super-G, a montré la voie …

Le titre de l'encadré ici

Brice Roger, le bizuth des Mondiaux |||

A 22 ans seulement, Brice Roger va participer ce samedi à sa première grande compétition, à l’occasion de la descente des Mondiaux de Schladming. Dixième à Val Gardena, 16e à Bormio ou encore 22e à Wengen, le skieur de La Plagne ne cesse de faire ses preuves dans la discipline reine du ski alpin. Mieux encore, le néophyte s’est offert ce vendredi le meilleur temps du deuxième entraînement de la descente. « C'est la première fois que je gagne un entraînement de descente. Mais il ne faut pas que je prenne compte de cette place, a vite tempéré le Français. J'ai juste fait mon ski, la descente n'allait pas jusqu'en bas de la piste. Il y a plein de choses qui changent, donc on va rester les pieds sur terre. »

Malgré l’enjeu de l’événement, Brice Roger aborde sa course sans pression et compte jouer crânement sa chance. « Je sais que c’est la première fois que je fais les Mondiaux, mais j’aborde la descente plutôt sereinement, reconnaît-il. J’ai vraiment tout à gagner ici. Je peux juste prendre beaucoup d’expérience car je suis jeune et que je participerai à d’autres Mondiaux. Je vais juste essayer de me faire plaisir et profiter du moment. Généralement quand je me fais plaisir, les résultats arrivent tout seul. »

Alexandre Mispelon avec Georges Quirino à Schladming