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Oslo fondue des fondeurs

Vincent Vittoz

Vincent Vittoz - -

Les championnats du monde de ski nordique ont débuté ce jeudi dans la capitale norvégienne. Une ville recouverte de neige où les fondeurs sont de vraies stars. Découverte.

Si la neige se faisait rare aux championnats du monde de ski alpin à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) la semaine passée, elle est présente en abondance à Oslo pour les Mondiaux de ski nordique qui débutent ce jeudi. Depuis le hublot de l'avion en provenance de Paris, c'est tout un pays recouvert de blanc que l'on découvre à l’arrivée. Impossible de ne pas savoir que les Mondiaux se déroulent cette année en Norvège. Sur les panneaux publicitaires, point de footballeurs gominés, mais les fondeurs norvégiens. Dans les supermarchés, les produits aux couleurs du pays remplissent les étals. Dans les fast-foods et les restaurants de la ville, un menu spécial championnats du monde est proposé. « L'ambiance est vraiment particulière, témoigne le fondeur français Vincent Vittoz. A 10 minutes d'Oslo, qui est quand même la capitale du pays, il y a des centaines de kilomètres de piste de ski de fond (en réalité, plus de 2000 km !). Ici c'est une vraie culture. Les compétitions passent tous les week-ends à la télé et les skieurs sont de vraies stars. Peter Northug ou Marit Bjoergen sont plus vendeurs que n'importe quel footballeur. »

Vittoz : « Les gens prennent le tramway avec leurs skis ! »

Depuis la colline d'Holmenkollen et le somptueux tremplin de saut à skis - monument le plus visité de Norvège, reconstruit pour plus de 200 millions d'euros - la vue est imprenable sur le fjord d'Oslo. Un titre mondial ici vaut plus qu'une médaille d'or olympique aux yeux de certains athlètes. Car Holmenkollen est un site chargé d'histoire où des compétitions de ski de fond sont organisées depuis la fin du 19e siècle. En Norvège, le ski nordique fait partie intégrante de la vie quotidienne des gens, qui n'hésitent pas chausser les spatules pour une balade après le travail. Toutes les lignes de métro mènent d’ailleurs à des départs de pistes. « Les gens prennent le tramway avec leurs skis de fond, souffle Vittoz. On ne verrait pas ça à Lyon ou Grenoble ! » Début des épreuves pour les Français ce vendredi avec les finales de sprint libre.