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Piccard : « Aux JO comme à la maison »

Franck Piccard

Franck Piccard - -

RMC Découverte propose mardi 21 janvier à 20h45 un documentaire exceptionnel sur « Les destins en or du ski français ». Parmi eux figure Franck Piccard, champion olympique de Super-G en 1988 à Calgary.

Franck Piccard, aux JO de Cagliari en 1988, la pression était-elle très forte sur vos épaules ?

Non, pas du tout. On était au fin fond du Canada. C’était un vrai moment de bonheur avec les potes, Luc Alphand, Jean-Luc Crétier, Denis Rey. On s’était préparé magistralement pour ce moment-là. On l’a vécu de façon très sereine, très détachée. La pression est venue quatre ans après, à Albertville.

Est-ce vraiment possible d'aborder des JO sans pression ?

Oui, si tu te prépares avec lucidité, si tu es sûr de toi. Si tu ouvres les yeux et que tu vis bien le moment, il n’y a pas de raison que ce soit tellement différent d’une autre course. J’en avais rêvé depuis tout gamin alors je me sentais aux Jeux Olympiques comme à la maison. C’était tellement naturel que je me sentais bien sur des grandes épreuves comme celles-là.

A Calgary, il s'agissait du premier super-G olympique de l'histoire....

Oui, c’était une discipline assez récente. Elle avait été créée pour faire un pont entre les techniciens, les slalomeurs et géantistes, et les descendeurs. Depuis, elle a acquis ses lettres de noblesse.

« J'en rêvais depuis tout gamin »

Six jours avant votre médaille d'or, vous montez sur le podium de la descente (3e). Est-ce que cela a compté ?

Bien sûr. Depuis tout gamin, je rêvais d’être champion olympique, ou au moins de briller aux Jeux. C’est arrivé sur cette descente avec pas mal de succès, et aussi de chance, puisque le dossard me convenait bien. La piste aussi. Un peu à la surprise générale, je prends une médaille de bronze. Le rêve était concrétisé et la suite ne pouvait être que meilleure. C’était un point de départ pour moi. Cette descente m’a libéré.

Racontez-nous le Super-G...

Je partais avec le dossard cinq. Les cadors étaient après moi. Il y a eu quelques surprises avec l’Allemand Markus Wasmeier, qui enfourche la première porte en géant. Alberto Tomba hésite un peu. C’est seulement avec le passage de Luc (Alphand) que j’ai compris que j’étais champion olympique. Comme à l’entraînement il était proche, voire devant, je me suis dit que c’était bon, que le rêve est accompli.

Dans le cadre de sa nouvelle collection intitulée « Les grands moments du sport », RMC Découverte vous propose de découvrir mardi 21 janvier à 20h45 un document exceptionnel de 70 minutes consacré aux « Destins en or du ski français », coproduit par RMC découverte et RMC Sport.

La rédaction