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Pinturault : « Je suis au top ! »

Alexis Pinturault

Alexis Pinturault - -

Déjà vainqueur le week-end dernier sur le slalom de Wengen, Alexis Pinturault ne s’arrête plus et a récidivé ce dimanche sur le super-combiné de Kitzbühel. S’il confirme sa belle forme, le skieur de Courchevel ne veut pas s’enflammer pour autant.

Alexis, vous avez votre cabine à Kitzbühel, réservée aux vainqueurs sur cette piste...

Ça y est ! (rires) C’est la dernière chose à laquelle je pensais. C’est Fabien (Saguez, le DTN du ski français) qui m’a dit que j’avais maintenant ma cabine à Kitzbühel. Ça fait forcément plaisir, mais on ne fait pas ça pour avoir des cabines. On fait ça pour se faire plaisir et skier le plus vite possible. Wengen et Kitzbühel font partie des mythes du ski. Ce sont des grandes classiques. Après, ce n’est pas une finalité en soi. Il en reste encore beaucoup d’autres. Il faut donc continuer comme ça.

Comment avez-vous gérer la longue attente entre le Super-G et le slalom ?

C’était une longue journée. Le Super-G était quand même bien typé pour les descendeurs. Mais le super-combiné avantage plutôt les slalomeurs car les organisateurs avaient réduit le Super-G. Les écarts étaient donc très faibles après la première manche. Du coup, c’était plus facile à rattraper en slalom. Je suis bien parti à l’attaque lors de la deuxième manche. J’avais un peu d’avance, mais 20 centièmes, ce n’est pas grand-chose. Une petite faute et ça peut vite s’effondrer. Il fallait skier juste et engagé pour aller chercher cette victoire.

Décidemment, vous n'arrêtez plus de monter sur les podiums...

Deux week-ends (Wengen et Kitzbühel, ndlr), trois podiums et une quatrième place, c’est bien ! Ça se met en place. Maintenant, il faut rester calme car ça ne veut pas dire que je ferai la même chose les prochaines semaines. Ma régularité est récompensée par une troisième place au classement général. Mais on verra tout ça en fin de saison.

« Ça peut vite basculer »

Estimez-vous arriver en forme au meilleur des moments, à 12 jours des Jeux ?

On pourra le dire si je fais des médailles à Sotchi. Pour le moment, on peut seulement dire que je suis en forme. Mais est-ce que je le resterai suffisamment longtemps ? En tout cas, je vais essayer de continuer et de rester calme. Ça se passe plus ou moins bien pour moi en ce moment. Je suis au top mais le but, c’est d’y rester ! Il faut que je reste régulier et que je reste sur la bonne dynamique du moment. Je dois rester concentré sur ce que je fais, en continuant de me faire plaisir autant qu’en ce moment. Ce n’est jamais très facile.

Vous semblez bien moins fatigué que l'année dernière après ce week-end de Kitzbühel ?

Ma semaine à Kitzbühel est quand même différente de l’année dernière car je n’ai pas fait la descente. En plus, pour ceux qui l’ont faite, il n’y avait qu’un seul entraînement cette année. Moi, je n’ai rien fait, c’est forcément moins compliqué. Je me suis bien reposé, en ne faisant que mon petit slalom et mon petit super-combiné. C’est bien moins éprouvant que l’an dernier (rires).

Après un début de saison compliqué, estimez-vous retrouver votre confiance en slalom ?

Je suis évidemment plus en confiance que cinq manches en arrière. Mais en slalom, on n’est jamais à l’abri de quoi que ce soit. Marcel (Hirscher) l’a montré il y a deux jours, en skiant parfaitement sur la première manche et en enfourchant lors de la seconde. Ça peut vite basculer. C’est pour ça qu’il ne faut pas s’affoler, surtout dans cette discipline.

La rédaction