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Pourquoi Grange n’engrange plus

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Disqualifié lors de la première manche du slalom d’Adelboden, ce dimanche, le skieur de Valloire peine à retrouver son meilleur niveau. Mais il reste positif.

Pour son grand retour, en novembre dernier, Jean-Baptiste Grange avait marqué les esprits. Onze mois après sa rupture du ligament croisé du genou, qui avait prématurément mis un terme à sa saison 2010, il avait remporté sans sourciller le slalom de Levi, en Finlande. De quoi rappeler à ses concurrents qu’il faudrait compter sur lui cette saison.

Mais depuis, le skieur de Valloire semble avoir perdu de sa superbe. Non classé à Beaver Creek, Val d’Isère et Alta Badia, il s’est contenté de la 12e place cette semaine au slalom de Zagreb et de la 19e samedi sur le géant d’Adelboden. Et ce dimanche, il est une nouvelle fois passé à côté sur le slalom, son épreuve fétiche, après avoir enfourché une porte dans la première manche.

« C’est dur sur le moment, mais j’ai toujours été habitué à me relever, glisse-t-il. J’ai déjà un beau palmarès (7 victoires en Coupe du monde, ndlr). Maintenant, il faut que je continue à faire le dos rond et que je laisse passer cette période qui n’est pas simple. J’essaye de remettre les choses dans le bon sens à chaque fois. Parfois ça passe, parfois ça ne passe pas. La saison est encore longue, ma carrière aussi. »

« Je reviens de loin… »

Philosophe, Jean-Baptiste Grange a cependant choisi de faire l’impasse sur le super-combiné de Wengen, en Suisse, le week-end prochain. Histoire de soigner une épaule gauche douloureuse qu’il s’est luxée il y a une dizaine de jours. « Il va y avoir une bonne coupure, souligne David Chastan, le responsable du groupe technique des Français. On va reposer son épaule et travailler dessus. Il faut ressortir les choses positives : il a le ski et ça, c’est important. »

Dans l’état actuel des choses, le vainqueur du Globe de cristal 2009 en slalom semble même satisfaire de terminer les courses. « Je retire beaucoup de positif de cette semaine, même à Zagreb, assure-t-il. Je n’étais pas censé courir ces courses, mais je me suis accroché. En slalom ou en géant, j’ai marqué à nouveau des points et j’ai fait des deuxièmes manches. »

Quant aux championnats du monde, du 7 au 20 février à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), pas question d’y penser pour l’instant. « Je veux avant tout retrouver mon niveau et être performant régulièrement, explique-t-il. Le globe est déjà dans l’armoire. J’aimerais bien le regagner un jour, mais il n’y a pas que ça non plus. Je reviens de loin… »