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Schladming: c’est la night de l’année!

Le slalom de Schladming, c'est ce mardi

Le slalom de Schladming, c'est ce mardi - AFP

C’est le slalom le plus mythique de la saison. Ce mardi soir (17h45, 20h45 sur SFR Sport), sur la piste autrichienne de la Planai à Schladming, les meilleurs slalomeurs de la planète vont fendre la nuit dans une ambiance électrique. Présentation de la soirée la plus courue de l’hiver.

Micro en main, le Britannique Dave Ryding reprend « You’ll never walk alone » sur la place principale de Schladming ce lundi soir. Le skieur britannique, 2e du slalom de Kitzbühel et fan de Liverpool, essaye de faire chanter en chœur l’hymne des Reds aux 4 600 personnes présentes sur la place pour ce moment doux-dingue, à 24 heures du slalom le plus couru de la saison: dévaler cette piste de la Planai qui se déploie jusque dans la ville.

Ce mardi, et comme c’est le cas depuis 20 ans, les slalomeurs vont embraser la nuit de cette ville de Styrie pour la « Night Race ». Le rendez-vous est posé deux jours après le week-end de Kitzbühel et déplace les foules. Il devrait ainsi y avoir environ 45 000 personnes le long de la Planai pour admirer les danseurs de piquet. Des fans transis (parfois de froid et d’un peu de bière), prêts à payer de 12 à 546 euros pour obtenir une place dans cette nuit glacée.

D’après une étude publiée par le Krone Zeintung, 50% viennent pour la course et 30% pour la fête. La densité de supporters gêne parfois les coureurs, au point qu’ils ne savent plus où il se trouvent sur le parcours. A chaque passage d’un Autrichien, la nuit devient encore plus brûlante. Les fumigènes colorient le noir et brouillent la vue des concurrents qui partent derrière.

Grange : "Un truc de fou"

Un Autrichien sur cinq (1,7 million de personnes environ) regardera à la télé ce slalom qui a sacré les plus grands, d’Alberto Tomba en 1997 à Henrik Kristoffersen l’an passé. Les Bleus comptent quatre podiums, avec une victoire pour Jean-Baptiste Grange en 2011 dans la foulée d’une autre à Kitz. Le skieur de Valloire, double champion du monde de slalom, conserve beaucoup de tendresse pour ce rendez-vous nocturne malgré la force de l’habitude. 

« Au début, tu es impressionné mais tu as surtout les yeux grands ouverts. La première fois, dans la télécabine, pour aller faire ma manche, je regardais le public et je voyais des gens pratiquement jusqu’en haut de la piste. C’est un truc de fou. Et ça me le fait encore. On essaye aussi de profiter de ces moments-là même si ça fait dix ans qu’on est dedans. » Les 600 mètres de course de la Planai sont difficiles, glacés. Comme Kitzbühel l’était pour les descendeurs. La nuit sera chaude.

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M.M. à Schladming