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Tissot : « Sandrine est en perte de confiance »

Sandrine Aubert

Sandrine Aubert - -

Samuel Tissot, l’entraîneur et compagnon de Sandrine Aubert, auteur d’un mauvais début de saison en slalom, espère que la skieuse de 28 ans des Deux-Alpes va rapidement retrouver confiance.

Samuel Tissot, dans quel état d’esprit se trouve Sandrine après sa nouvelle désillusion mercredi lors du slalom de Semmering, en Autriche (21e) ?

C’est difficile. Il faut qu’on oublie très vite cette course. Sandrine souffre aujourd’hui d’un gros manque de confiance. Et la confiance, ça se construit beaucoup sur les compétitions. A nous de trouver rapidement des solutions.

Quelles peuvent-être ces solutions ?

Il faut peut-être revenir à des choses plus simples lors des entraînements. Essayer de trouver ce petit déclic. Parce que la technique est toujours là. Mais le frein, c’est la boule qu’elle a au ventre. C’est le poids qui pèse sur ses épaules à cause de son manque de résultats. On peut aussi travailler sur le matériel. C’est quelque chose à prendre en compte. Je le répète, il faut trouver des solutions rapidement.

« Sandrine doit se reconstruire »

Pensez-vous qu’elle puisse accrocher un podium la semaine prochaine à Zagreb (Croatie) ?

Ça serait un peu prétentieux. L’objectif de début de saison, qui était de finir dans les trois meilleures de la Coupe du monde, s’éloigne un peu plus chaque jour. Donc il faut qu’on arrête ce jeu de calcul. Aujourd’hui, il faut qu’elle se reconstruise. Et ça se fera manche par manche.

Comment expliquez-vous ces mauvais résultats ?

Je ne sais pas. C’est quelqu’un qui s’était structurée. Elle a créée une cellule pour se mettre en place, se sentir mieux. Mais cette confiance s’est effritée. Ça a commencé à Levi (Finlande) dès la première course de la saison. Aujourd’hui, Sandrine est en perte totale de confiance.

Comment vit-elle les critiques qui lui reprochent d’avoir mis en place une cellule d’entraînement individuel ?

Ça dépend des jours. Dans les mauvais moments, elle donne presque raison aux gens qui la critiquent. Mais c’est en redonnant un sens à ce qu’elle a mis en place que tout redeviendra positif.

Propos recueillis par Maxime Cogny