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Worley : « Faire mieux que l'an dernier »

Tessa Worley repart pour une saison où elle espère bien finir 1ère de la Coupe du monde

Tessa Worley repart pour une saison où elle espère bien finir 1ère de la Coupe du monde - -

Deuxième de la Coupe du monde 2011, la spécialiste française du slalom géant entend bien se rattraper cette saison à l’occasion de l’épreuve d’Aspen (Etats-Unis), qui marque le coup d’envoi de la Coupe du monde et qu’elle a déjà remporté à deux reprises.

Tessa, comment vous sentez-vous ?

Je me sens plutôt bien, on a eu le temps de se reposer un petit peu. La saison a débuté depuis un mois, mais il n’y a pas eu de courses parce qu’il n’y a pas eu de neige en Europe. On est venu aux Etats-Unis un peu plus tôt pour préparer Aspen. On a eu suffisamment d’entraînements. Physiquement et moralement, je me sens bien.

Ressentez-vous déjà la pression de la compétition ?

On a eu une journée off hier (jeudi). On en a profité pour se relaxer, flâner en ville. Les choses sérieuses ont commencé ce vendredi avec du ski libre pour reconnaitre la piste, toucher la neige. La course est samedi, ce qui fait que la pression n’est pas trop là. On fait des séances de sports collectifs, assez cool. Ça va bien.

Comment vit l’équipe de France féminine ?

On arrive à vivre ensemble et c’est super important, parce que même si c’est un sport individuel, on vit en équipe plus de 200 jours par an. C’est important de se sentir bien au sein du groupe pour passer une bonne préparation, et passer un bon hiver. Ça permet d’aller à l’essentiel, à notre ski, à nos courses. On a cette chance là depuis 2 ou 3 ans.

Que visez-vous cette saison ?

La saison dernière, j’ai terminé 2e du classement. Personne n’a envie de reculer, donc j’aimerais terminer 1ère. Ça prendra peut-être plusieurs saisons, mais si ça met qu’une saison, ce serait super parce que j’aime bien quand les choses se font rapidement. Je vais quand même me laisser le temps et faire mon hiver avant de penser à un résultat final. L’ambition de chaque week-end sera bien sûr de viser les podiums, et de terminer la meilleure.

Un mot sur Aspen, un des grands rendez-vous de la saison…

C’est assez personnel, mais c’est certain qu’Aspen est une des pistes les plus techniques et des plus difficiles. Sölden aussi, puisque c’est la même piste que les hommes.

Comment vivez-vous tous ces messages de soutien que vous recevez ?

Ça fait énormément de bien. On pourrait croire que ces petits signes d’encouragement ne sont pas grand-chose, mais c’est énorme. Notre sport est plus connu dans les régions de ski. Pour le reste, il n’est pas très développé. Alors, si on arrive à le faire un peu plus connaitre, ce serait top.

Recueilli par Mohamed Bouhafsi