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Monfils, un hiver au show

Gaël Monfils a profité de la coupure hivernale pour faire le spectacle lors de multiples exhibitions

Gaël Monfils a profité de la coupure hivernale pour faire le spectacle lors de multiples exhibitions - -

Profitant de la trêve hivernale, le tennisman français a sillonné la planète pour y disputer des exhibitions et faire partager au public son inaltérable sens du spectacle. Un type de préparation détonant, mais parfaitement assumé par l’entraîneur du joueur.

On l’avait quitté bougon après sa défaite face à Feliciano Lopez au 2e tour du Masters 1000 de Paris-Bercy (3-6, 4-6) en novembre dernier. Visiblement, cette défaite figure désormais dans la case « oubliette » de l’esprit de Gaël Monfils. Car depuis, les vacances sont passées par là. Mais pour le numéro trois français, période « off » ne rime pas forcément avec repos. Après quelques jours de break, « La Monf’ » a ainsi profité de son mois et demi de répit pour voyager. Et c’est peu dire qu’il a vu du pays : la Réunion, la Barbade, Buenos Aires, Santiago du Chili, puis Abu Dhabi. Tout cela pour disputer des matchs exhibitions, mais aussi faire le show.

Les vidéos du 16e au classement ATP se déhanchant à la Réunion puis en Argentine devant un public ravi sur « Corde à sauter » et « Party Rock Anthem », deux titres qui font fureur chez le jeune public en ce moment, ont ainsi fait le tour de la planète via internet. Mais alors que le premier tournoi de l’année 2012 débute dans moins d’une semaine, ce programme est-il une bonne manière de préparer au mieux une saison éreintante ? « Gaël a eu deux semaines et demie de repos, sans rien, confie Patrick Chamagne, son entraîneur. Après, on avait décidé de miser sur une préparation où on travaillait le matin, avec des matchs exhibitions le soir. »

Chamagne : « Il gardait ses repères de compétition »

A l’heure où la plupart de ses collègues enchaînent les kilomètres de vélo ou de footing, parfois sans toucher la raquette pendant un long moment, Monfils a quant à lui choisi une autre voie, mais qui a elle aussi ses avantages. « Cela nous a permis de faire une préparation où il gardait des repères de compétition, souligne Chamagne. Ce n’était pas mal, même si c’était un peu plus dilettante au niveau des matchs. Marcos Baghdatis (joueur chypriote, ancien finaliste de l’Open d’Australie, ndlr) était dans le même état d’esprit que nous. » Reste à savoir si ce choix sera payant. Premier élément de réponse dès lundi, lors du tournoi de Doha.