RMC Sport

Coupe Davis: une première journée bien morne

Qu’elle fut longue, cette première journée de la nouvelle version de la Coupe Davis: tribunes abandonnées, niveau de jeu disparate, Piqué pris à partie sur les réseaux sociaux… La mythique compétition du tennis semble bien loin.

C’est ce lundi qu’a été donné le coup d’envoi de la nouvelle formule de la Coupe Davis. Après une cérémonie d’ouverture organisée en grande pompe, mais qui s’est tenue devant des tribunes à moitié vides, les premiers matchs avaient lieu à la Caja Magica de Madrid. Pour lancer, enfin, les poules de la phase finale de cette nouvelle mouture imaginée par la société d’investissement Kosmos, propriété de Gerard Piqué.

Piqué attaqué de toutes parts

Oui mais voilà: les tribunes clairsemées étaient plongées dans le noir et l’ambiance bien morne sur deux des trois courts de compétition. Pas facile de s’emballer. Seule la rencontre opposant l’Italie et le Canada (1-2), affiche du premier jour avec Denis Shapovalov, Matteo Berrettini et Fabio Fognini présents pour égayer les courts, faisait exception. Et a attiré du monde dans une ambiance festive, sans toutefois faire salle comble.

En bon patron, Gerard Piqué a lui été omniprésent à la défense de sa nouvelle mouture, n’hésitant pas à répondre directement aux tweets de journalistes déplorant le manque de spectateurs. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir Alizé Cornet, toute récente victorieuse de la Fed Cup avec l’équipe de France.

Des matchs pas toujours attractifs

L’autre raison de cette affluence décevante: le niveau de jeu très hétérogène. Prenez la rencontre Belgique-Colombie (2-1), où le premier match opposait Steve Darcis à Santiago Giraldo. Un duel entre le 158e et le 277e joueur mondial, pour l’un des matchs les moins "sexy" de ce début de semaine. Dans les rangs belges, les supporters ont été à peine une cinquantaine à faire le déplacement.

Nettement moins que par le passé, mais certains ont fait l’effort malgré le budget important que pouvait représenter une semaine de présence à la Caja Magica. "Ce n’est pas beaucoup mais c’est un budget ! C’est le monde de l’argent, soupire un supporter belge. Cela fait mal au cœur quand on a connu la finale contre la France (à Lille en 2017, ndlr), ça, c’était une ambiance. 4.000 Belges qui criaient, 24.000 Français... C'était formidable.’’

Et pour ne rien arranger, il est bien possible que le match France-Japon de mardi (11h) soit l’apogée de la désertification des tribunes, avec le boycott de l’association des supporters des équipes de France de tennis. Le court 2 devrait sonner bien creux.

Anthony RECH