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Benneteau : « Tout peut arriver »

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Déçu par la défaite tricolore lors du double face à l’Argentine, Julien Benneteau confie avoir tout donné en compagnie de Michaël Llodra. Il garde espoir malgré la situation mal embarquée des Bleus, menés 2-1 avant les deux derniers simples de ce quart de finale.

Julien, nourrissez-vous des regrets après ce double perdu face aux Argentins ?

C’est dur. On n’est pas récompensé alors qu’on domine sur les trois premiers sets. On est devant. On ne se dit pas qu’on est passé à côté. On ne se dit pas qu’on s’est mal préparé. On ne se dit pas qu’on a déconné. On a tout fait. Les Argentins ont été un peu meilleurs que nous dans cette fin de troisième set. On jouait bien, on était dans le match. Si on gagne en trois sets, personne ne crie au hold-up. On se retrouve à deux sets à un, c’est dur, surtout avec ce public-là.

Le public a-t-il joué un rôle important lors de ce match, et notamment au quatrième set ?

On est un peu mis sous pression, et surtout, c’est hyper galvanisant pour eux. C’est incroyable de jouer devant un public comme ça, quand c’est son propre pays. Au quatrième, ils sont sur la lancée de la remontée du troisième et le public devient encore plus fou. Ils sont au-dessus. Ils ne loupent plus rien. Zeballos ne rate rien, Nalbandian a été un métronome du début à la fin. A certains moments, il a même été exceptionnel. On le savait. Mais pendant trois sets, on a eu un gros niveau de jeu, dans des conditions difficiles. On a fait bloc, on a respecté les consignes, les intentions. On a tout donné et on ne rapporte pas ce deuxième point. Je ne sais pas de quoi on a manqué, mais dans les moments importants, ils ont été meilleurs.

Gardez-vous l’espoir pour les deux derniers simples ?

Monaco va peut-être sentir la pression lui aussi. Jo (Tsonga) n’a rien à perdre. Il est très costaud, très fort. On croit en lui pour nous ramener à 2-2. La pression, elle s’inverse. Les Argentins nous donnaient favoris avant la rencontre, on disait que c’était du 50/50 et on ne bluffait pas. Maintenant, ce sont eux les favoris. Il va falloir qu’ils finissent chez eux. Ils peuvent se tendre. Nous, on va être gonflé à bloc. On va avoir un courage gros comme ça. On n’a rien à perdre.

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Simon ou Llodra pour un 5e match ?|||

Si l’équipe de France de Coupe Davis parvient à égaliser à deux points partout, la question se posera de savoir lequel des joueurs français ira sur le court pour le cinquième match décisif. Normalement, c’est Gilles Simon. Mais le 13e joueur mondial a ressenti une douleur au dos lors de sa défaite contre Juan Monaco vendredi. De son propre aveu, c’est avant tout la pression qui l’a fait se crisper. Même si la douleur est passée, et qu’il ne ressent plus aucune gêne, son bilan (1 victoire pour 7 défaites lors de matchs à enjeu en Coupe Davis) pourrait inciter Arnaud Clément à procéder à un changement : « Gilles Simon va très bien, il avait une petite tension dans son dos qui a disparu, on va faire un point tous ensemble et je prendrai ma décision. On verra ce soir, je vais voir l’état physique, l’état psychologique de chacun, mais je ne vous donnerai aucune information. » Si un changement devait avoir lieu, la tendance serait plutôt de voir Michaël Llodra disputer ce cinquième match décisif, même s’il n’est pas un spécialiste de terre-battue, plutôt que Julien Benneteau. En tout cas, ces deux joueurs se disent prêts. Quant à l’équipe d’Argentine, c’est normalement Carlors Berlocq qui doit disputer un éventuel cinquième match, mais le capitaine argentin, Martin Jaite, peut tout aussi bien choisir David Nalbandian ou Horacio Zeballos, l’un comme l’autre ayant été très bons pendant le double.