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Coupe Davis: la Martinique "en veille" pour accueillir France-Canada

Yannick Noah

Yannick Noah - AFP

Alors que la Guadeloupe doit confirmer au plus tard ce lundi si elle organise ou non le premier tour de Coupe Davis entre la France et le Canada (4-6 mars 2016), RMC Sport révèle que la FFT a demandé à la Martinique de se tenir prête en cas de désistement pour cause de surcoût.

Où se jouera le premier 1er tour de Coupe Davis entre la France et le Canada ? Le 4 décembre, fortement poussée par le nouveau capitaine Yannick Noah, la FFT avait opté pour la Guadeloupe et le Vélodrome Amédée-Détraux de Baie-Mahault comme terrain d’accueil de ce rendez-vous historique aux Antilles. Les élections régionales et la prise de pouvoir d’Ary Chalus allaient changer la donne, le nouveau président de la Guadeloupe faisant peser de sérieuses menaces quant à l’organisation de ce 1er tour en raison d’un surcoût de 3 millions d’euros.

Ce dimanche, la Fédération française de tennis a fait savoir qu’elle attendait une réponse définitive sous 24 heures. « Alertée par les réserves que le nouveau Président du CRG (Conseil régional de la Guadeloupe) a exprimées ces derniers jours, et compte tenu de l’urgence, la FFT lui a demandé de confirmer au plus tard demain, lundi 28 décembre, les engagements pris par son prédécesseur, indique un communiqué de la FFT. À défaut, le Bureau fédéral se verrait contraint de proposer à l’ITF (la Fédération internationale de tennis) un nouveau site pour accueillir la rencontre. »

L’équipe de Noah sur les traces de celle de Domenech ?

Ce plan B, c’est la Martinique qui avait, elle aussi, déposé sa candidature. Contacté ce dimanche par RMC Sport, Germain Soumbo, président de la Ligue Martinique de tennis, a confirmé cette information. « Nous restons en veille sur ce dossier. On était resté en contact avec la Fédération et hier (samedi), elle nous a demandé de nous tenir prêt au cas où la Guadeloupe se désisterait. J’espère que le bon sens amènera à choisir le lieu où c’est le moins coûteux pour la collectivité en temps de crise. »

Car l’argument numéro un de la Martinique, c’est justement le coût de l’organisation. « Nous avions aussi un bon dossier avec le stade Pierre-Aliker, qui présente les capacités d’accueil d’un événement international, rappelle Germain Soumbo. Même si le Vélodrome est respectable, il y a beaucoup d’aménagements à faire ce qui n’est pas le cas sur le stade de Dillon. » Yannick Noah et ses joueurs pourraient ainsi prendre leurs quartiers dans le stade qui avaient accueilli les Bleus de Raymond Domenech en novembre 2005 pour un match amical historique face au Costa Rica (3-2). Avec de la terre battue à la place du gazon, bien sûr.

AB avec AA