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Dominguez : « C’était la bonne année pour gagner la Coupe Davis »

Patrice Dominguez

Patrice Dominguez - -

Patrice Dominguez, membre de la Dream Team RMC Sport, tombe de très haut avec la défaite de l’équipe de France en Argentine en quarts de finale de la Coupe Davis. Pour l’ancien DTN, les regrets sont grands.

« C’est une énorme désillusion. On savait qu’on avait un formidable leader, en l’occurrence Jo-Wilfried Tsonga, qui a confirmé tant au niveau de la qualité de son jeu que de son statut mais derrière, ça n’a pas suivi. Le double a été décevant et surtout Gilles Simon, une fois de plus en Coupe Davis, n’a pas joué sur sa vraie valeur. Il n’a pas été au niveau qui est le sien habituellement et en Coupe Davis cela ne pardonne pas. On finit par se tendre et oublier son tennis.

Arnaud Clément l’avait annoncé, les matches ont été très équilibrés et dans cette ambiance de folie qui n’a cessé de monter, l’équipe de France a cédé. C’est dommage, au vu du tableau de cette Coupe Davis 2013, on avait l’impression que c’était la bonne année pour la gagner. On remportera cette Coupe Davis si on la positionne dans le calendrier de chaque joueur comme une priorité absolue et si on est capables d’aligner à chaque tour la meilleure équipe.

« Pas une équipe pour la terre »

Lorsque nous l’avons gagnée pour la dernière fois en 2001, Sébastien Grosjean était en finale du Masters, Cédric Pioline et Fabrice Santoro étaient formidables en double et Nicolas Escudé avait gagné ses huit matches de simple. On connait la recette, encore faut-il pouvoir l’appliquer et compter sur un quatuor qui joue tous les matches. C’est ce qu’a voulu faire Arnaud Clément au début de la saison.

Mais il ne pensait pas que Gaël Monfils mettrait autant de temps à récupérer de sa blessure ni que Richard Gasquet, probablement le meilleur joueur de l’équipe de France depuis le début de la saison, lui ferait faux bond. C’est toujours plus compliqué de jouer une équipe de terriens, chez elle, devant 12 000 spectateurs, que de jouer à Besançon, à la maison. Chaque fois qu’on a joué sur terre battue, on a eu des désillusions. On n’a pas une équipe bâtie pour gagner sur cette surface. »

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