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Enfin des Bleus qui gagnent…

Michaël Llodra

Michaël Llodra - -

Vainqueurs de la paire Verdasco-Lopez samedi à Clermont-Ferrand, Julien Benneteau et Michaël Llodra ont permis à l’équipe de France de battre l’Espagne, double tenante du titre, et de se qualifier pour les demi-finales.

Vite fait, très bien fait ! Après les deux succès de Gaël Monfils et Michaël Llodra vendredi en simples, la paire Llodra-Benneteau a dominé la doublette espagnole Verdasco-Lopez en quatre sets (6-1, 6-2, 6-7 (6-8), 7-6 (7-5), hier, à Clermont-Ferrand. Un troisième point qui envoie les doubles tenants du titre au tapis, mais surtout l’équipe de France en demi-finale de la Coupe Davis pour la première fois depuis 2004. Avec cette magnifique victoire, la première contre l’Espagne depuis 1923, l’équipe de Guy Forget est assurée de recevoir son futur adversaire, du 17 au 19 septembre prochain, très vraisemblablement à Montpellier. Ce sera face la Russie ou l’Argentine.

Dans la fournaise du Zénith de Clermont-Ferrand, Llodra et Benneteau n’ont donc pas tremblé face aux deux gauchers espagnols. « Même si on menait 2-0, on n’avait pas moins de pression, note Michael Llodra. On savait que ce double était à notre portée. Personnellement, le fait d’avoir joué hier (vendredi) m’a beaucoup servi. J’avais mes repères. Si j’ai fait un match de très haut niveau sur mes services, c’est grâce à mon succès acquis la veille. »

Forget : « On a passé deux jours de bonheur »

Souverains lors des deux premiers sets, les deux Tricolores foncent vers une victoire tranquille lorsqu’à 4-2 au troisième set, Julien Benneteau perd son service. L’Espagne reprend confiance et s’empare de la 3e manche. Insuffisant toutefois pour briser l’élan des Bleus qui triomphe au tie-break lors du 4e set : « C’était chaud mais on a été hyper solide et agressif, se félicite Benneteau. Gagner 3-0 contre l’Espagne, c’est irréel mais on y croyait. »

Benneteau et Llodra peuvent s’enlacer. Et Guy Forget jubiler : « On a vraiment passé deux jours de bonheur ici à Clermont-Ferrand, affirme le capitaine de l’équipe de France. Comme quoi après la victoire de l’ASM en rugby, on peut dire que l’Auvergne porte bonheur. Même dans mes rêves les plus fous, je n’imaginais pas qu’on pouvait battre l’Espagne sur ce score. Maintenant, je ne veux pas qu’on s’arrête en demi-finale. J’ai envie qu’on aille encore plus loin. » En attendant de soulever, peut-être, le premier saladier depuis 2001, le camp tricolore s’est offert une « Marseillaise » d’anthologie avec son public. « Un moment très fort, magique. J’en ai eu des frissons », lance Michaël Llodra.

Aurélien Brossier