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La Serbie célèbre ses héros

Novak Djokovic a amené deux points à son équipe

Novak Djokovic a amené deux points à son équipe - -

Les supporters serbes ont dignement fêté leurs héros après la première victoire de leur équipe en Coupe Davis. C’est tout un peuple qui s’apprêtait à passer une folle nuit.

Zlobodan Zivojinovic est un homme heureux. Chauve mais heureux. Le président de la Fédération serbe de tennis avait promis de se raser la tête si son équipe empochait la première Coupe Davis de son histoire. A peine Viktor Troïcki avait-il battu Michaël Llodra que « Bobo » se retrouvait assis sur une chaise au milieu du court. Face à lui, un membre de la délégation serbe, tondeuse à la main. En quelques minutes, l’abondante tignasse de l’ancien joueur n’est plus qu’un lointain souvenir. Derrière lui, tous les joueurs de l’équipe serbe connaitront le même sort. Et même si Novak Djokovic s’empare d’un bonnet pour cacher ce crâne chauve, il est rapidement rattrapé par Nenad Zimonjic, hilare, qui lui arrache le couvre-chef.

Dernier joueur à passer sur la chaise, Viktor Troicki ne tient plus en place. Il est soulevé par ses coéquipiers alors que l’ITF installe le protocole officiel. Les Français se sont déjà retrouvés dans les vestiaires avant la cérémonie officielle. La Beogradska Arena n’appartient plus qu’à Novak Djokovic et ses copains. Tous sont fêtés par leurs supporters massés dans les tribunes, appareils photos et téléphones portables en main. Et quand Bogdan Obradovic soulève le fameux Saladier d’Argent les milliers de flashs crépitent dans l’Arène.

Une fanfare à l’extérieur de l’Arena

Ivres de bonheur, les Serbes entament alors une tournée du stade. On les aperçoit même à l’extérieur, alors que le mercure est descendu en dessous de zéro. Un feu d’artifice illumine la nuit de Belgrade. Alors qu’une fanfare joue des chants à la gloire des héros du soir, ces derniers ne mettent pas longtemps pour rappliquer. Au milieu des musiciens, ils chantent, dansent. On ne les retient plus.

C’est sous les applaudissements de la salle de presse qu’ils prennent place devant les journalistes. Rigolades, empoignades… Ils terminent même debout sur la table, à chanter à la gloire de leur pays. Et comme si cela ne suffisait pas, au moment de s’éclipser définitivement, ils sont encore célébrés par les bénévoles qui effectuent une haie d’honneur en hommage au héros locaux. Il est un peu plus de 20h quand ils quittent les lieux. Direction le banquet officiel sur la place de la République. La nuit ne fait que commencer. 

Pierrick Taisne à Belgrade