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Simon : "Si c’est moi qui joue, ce ne sera pas facile pour les Suisses"

Gilles Simon

Gilles Simon - AFP

Tombeur de Stanislas Wawrinka et battu sur le fil par Roger Federer en finale à Shanghai, Gilles Simon a annoncé la couleur aux deux principales forces de l’équipe de Suisse, qui croiseront la route du Français en finale de la Coupe Davis (21-23 novembre prochains). Comme titulaire lors des simples ? Le Mousquetaire, au micro du Tony Parker Show, se tient prêt à cette éventualité.

Gilles, que vous a-t-il manqué pour battre Roger Federer en finale à Shanghai ?

Juste un peu de réussite. Sur toute la semaine, j’ai réussi à concrétiser les occasions que j’ai eues à chaque fois, dans tous les matches accrochés que j’ai eus. Et sur la finale… non. J’ai une balle de set dans le premier set, deux balles de set dans le second. On ne peut pas avoir beaucoup plus d’occasions que ça contre un joueur aussi fort que « Roger ».

A vous tout seul, vous avez failli battre l’équipe de Suisse, que la France va retrouver fin novembre (21-23 novembre) en finale de la Coupe Davis. C’était important pour vous de marquer votre territoire ?

Ce qui est important, c’est de bien jouer et de montrer que l’on est compétitif à un mois de la finale. Je bats un des deux, je perds contre l’autre, c’est accroché. Après, on a plus d’options qu’eux. Rien ne dit que ce sera moi sur le terrain face à eux. Ils savent que si c’est moi, ce ne sera pas facile non plus.

Cette finale, même perdue face à Federer, a dû vous permettre de faire le plein de confiance, aussi.

Ça me fait du bien de faire un très gros match face à lui. Je sais que quand je joue bien, je peux lui poser des problèmes. On s’est affronté 7 fois, il y a 5-2 pour lui. Il n’y a qu’une seule fois où ça a été très compliqué pour moi, à Rome (victoire du Suisse 6-2, 6-1). C’était un match à sens unique mais tous les autres matches ont été accrochés. Donc je sais que je peux lui poser des problèmes. Mais dans une optique de Coupe Davis, on a aussi une force en plus de la leur : c’est d’avoir beaucoup de très bons joueurs et de pouvoir changer de joueurs. Eux, ils vont devoir enchainer alors que nous, on pourra ne faire qu’un seul match. Ça reste un avantage.

« On aura bien besoin du public face à Wawrinka et Federer »

Les autres joueurs français et vous ne devez plus avoir que cette finale en tête…

Sur la fin de saison, c’est sûr que c’est l’objectif. Une finale de Coupe Davis… la dernière en 2010, on avait une occasion. On l’a perdue. Ça a fait très mal. On ne savait pas quand on en rejouerait une. Et puis, là, une finale à la maison contre la Suisse, pour un match de prestige… on a tous envie de la gagner. J’espère qu’on va tous arriver en forme. C’est ce qu’on essaie de faire.

Jouer en France sera-t-il vraiment un avantage pour vous ?

C’est important. Jouer à la maison c’est quand même un gros avantage et on en aura besoin face à deux joueurs aussi forts que Federer et Wawrinka. Le soutien du public va être très important, de la même façon que le public serbe nous avait fait sentir qu’on n’était pas à la maison. Ça fait partie du jeu mais ça a son importance.

la rédaction