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Bartoli veut… Mauresmo

Marion Bartoli

Marion Bartoli - -

Marion Bartoli a décidé de prendre ses distances avec son père, son entraîneur de toujours, et sera désormais encadrée par la Fédération française. Elle bénéficiera notamment des conseils d’Amélie Mauresmo, la capitaine de Fed Cup.

Le retour en équipe de France, neuf ans après son unique participation et malgré un forfait de dernière minute dû à la grippe, était déjà une petite révolution. Mais ne constituait en fait que la première étape de la mue de Marion Bartoli. Pour cette saison 2013, la Française a décidé de quitter le giron paternel pour se faire encadrer par la Fédération. Walter Bartoli, qui l’entraîne depuis toujours, passe la main, pour espérer voir sa fille franchir un cap et réaliser son rêve de succès en Grand Chelem.

« On en a beaucoup discuté avec mon papa et on a abouti à cette décision, a fait savoir ce dimanche la 10e joueuse mondiale, en marge de la rencontre de Fed Cup des Bleues face à l’Allemagne à Limoges. C’est une décision commune. Il n’y a pas de rupture, pas de clash. On s’entend toujours très, très bien, on s’appelle tous les jours au téléphone, il me soutient à 100% dans mon projet. Mon père a l’immense intérêt de vouloir le meilleur pour sa fille et on est arrivés tous les deux à cette conclusion-là. »

Bartoli : « Mauresmo sait tirer le meilleur des joueuses »

Le cure de Fed Cup a visiblement donné quelques idées à la Française, qui espère désormais bénéficier des conseils d’Amélie Mauresmo. « Elle a une expérience énorme du haut niveau, explique-t-elle. Elle connaît les émotions, les difficultés qu’on peut avoir sur le terrain, les tensions qu’on peut ressentir. Elle nous aide à les gérer, elle a un discours ferme quand il le faut mais aussi réconfortant à des moments où on en a besoin. Elle sait nous motiver, elle sait tirer le meilleur de nous-mêmes. On arrive à se surpasser à ses côtés. » Bartoli disputera donc le tournoi de Doha, la semaine prochaine, sans son père à ses côtés. Une grande première.

Elle sera épaulée d’un préparateur physique du staff français. Et un entraîneur, qui pourrait être Gabriel Urpi ou... Mauresmo, la rejoindra. L’ex-numéro 1 mondiale ne prendra pas le titre officiel d’entraîneur, mais elle devrait jouer un rôle de conseillère. « L’idée c’est d'être présente, avec des échanges sur son jeu, confie-t-elle. Je pense que la première étape pour Marion c’est de se structurer. Quand on a cet objectif d’être vainqueur d’un grand chelem, on doit avoir son staff, sa structure. Et je pense qu’elle va se structurer tranquillement dans les semaines qui viennent ». Mauresmo avait déjà occupé un rôle similaire par le passé, aux côtés de Michaël Llodra et de Victoria Azarenka. Avec succès, dans le cas de la Biélorusse, aujourd’hui première au classement WTA. Ce qui n’a certainement pas échappé à Marion Bartoli…

Le titre de l'encadré ici

Fed Cup : les Bleues n’ont pas existé|||

Jamais la France n’avait remonté un handicap de deux points en Fed Cup. Et ce ne sera pas pour cette fois. En étrillant Pauline Parmentier (6-4, 6-2), Julia Goerges a mis fin aux très minces espoirs tricolores et offert le troisième point à l’Allemagne. La paire Cornet-Mladenovic sauvera bien l’honneur en double, en disposant du duo Beck-Groenefeld (6-3, 6-4), mais le mal était déjà fait. Conséquence directe, les protégées d’Amélie Mauresmo, pas gâtée pour sa première sortie en tant que capitaine, devront disputer un barrage pour éviter la descente en troisième division. Ce sera les 20 et 21 avril, contre un adversaire qu'elle connaîtra mercredi (parmi le Canada, la Grande-Bretagne, la Pologne, le Kazakhstan, l'Ukraine, la Belgique et le perdant d'Argentine-Suède). « C’est forcément décevant, même si globalement on est tombées sur une équipe allemande plus forte que nous du début à la fin, analyse Mauresmo. Sauf peut-être sur le double qui ne comptait plus. Il n’y a pas grand-chose de plus à dire si ce n’est qu’on va avoir un match de barrage difficile. Mais je pense qu’avec cette équipe, dans l’esprit et dans la cohésion, il y a des choses intéressantes qui se sont passées sur les derniers mois, y compris cette semaine. Mais sur le niveau, on doit continuer à bosser et continuer à progresser ».

Alexis Toledano avec Olivier Schwarz