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Escudé : « On a pris une branlée »

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Battues 5-0 par l’Italie ce week-end, les Françaises sont complètement passées à côté de leur quart de finale. Elle joueront les Serbes, les Espagnoles ou les Chinoises en barrage fin avril.

Nicolas Escudé, que vous évoque cette défaite contre l’Italie, en tant que tout nouveau capitaine ?
C’est littéralement une branlée, surtout à domicile. On savait déjà qu’on était mal barré. Il manquait un point aux Italiennes et elles sont venues le chercher. C’est d’autant plus dur que c’est une première pour moi. Ce baptême du feu n’est pas une réussite. Aujourd’hui, Alizé Cornet a complètement raté son match. Il faut la remettre sur le droit chemin. C’est forcément dur à gérer, mais à 19 ans, elle a encore toute sa carrière devant elle. Aujourd’hui, elle s’est battue contre elle-même. Elle a été frustrée de ne pas sentir son coup droit comme il le fallait, de ne pas très bien servir. Elle s’est littéralement détruite toute seule. J’ai essayé de la faire sortir de ce schéma-là et de lui faire comprendre qu’un match de tennis se gagne parfois avec autre chose que son coup de raquette. Certes, ça peut aider, mais c’est surtout le mental qui permet de retourner les situations.

La psychologie féminine est-elle différente de celle des hommes ?
Je m’en étais rendu compte depuis pas mal d’années. Chez les filles, tant que le dernier point n’est pas joué, tout peut encore se passer.

Vous allez devoir remobiliser les troupes pour le barrage, au mois d’avril…
Avec les équipes qu’on risque de rencontrer, ce sera très difficile. Notre résultat contre l’Italie, qui est classée au même niveau que la France, me fait dire qu’il va vraiment falloir se remobiliser et se retrousser les manches. Pour l’instant, on va analyser cette défaite et faire un bon débriefing. Ensuite, il faudra retourner au combat.

Pourriez-vous vous tourner vers Marion Bartoli ?
Etant donné son mode de fonctionnement, ce n’est absolument pas d’actualité. Mais la porte n’est pas fermée. Elle sait comment je fonctionne. L’équipe de France serait forcément renforcé si elle nous rejoignait. Mais pour l’instant, ce n’est pas possible.

Avez-vous envie de revenir très vite sur la chaise de capitaine ?
Pour l’instant, c’est assez dur. On a pris un gros coup sur la tête. Mais il y a aussi beaucoup de positif à retirer de ce week-end. Les filles savent les domaines qu’elles doivent travailler. Amélie a retrouvé un tennis qu’on ne l’avait jamais vu jouer l’an dernier. Alizé n’a jamais été aussi bien classée. Après, c’est au niveau mental que ça se passe. A elles de bosser dans cette direction. Quant à moi, j’ai bien sûr envie de retrouver la chaise de capitaine au plus vite.

La rédaction - Eric Salliot