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Mauresmo : « Regagner un jour la Fed Cup »

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La capitaine de l’équipe de France a tranché. Pour affronter le Kazakhstan (20-21 avril à Besançon) et tenter d’assurer le maintien des Bleues dans le groupe Mondial 2 de Fed Cup, Amélie Mauresmo a retenu Marion Bartoli, Alizé Cornet, Kristina Mladenovic et une nouvelle appelée, Caroline Garcia. Mais voit déjà plus loin.

Amélie, pourquoi avoir retenu Caroline Garcia ?

J’avais depuis un petit moment le souhait d’intégrer Caroline (Garcia). Elle a bien joué à Charleston, elle a un jeu assez malléable sur toutes les surfaces. Et elle représente, au même titre qu’une Alizé (Cornet) ou qu’une Kristina (Mladenovic), le futur de cette équipe de France. Je la suis, avec tout le staff France, depuis le stage hivernal. Au vu de son potentiel, de son évolution, je me dis que c’est le moment. J’avais déjà longuement hésité lors du premier tour, mais les circonstances étaient un peu différentes. Aujourd’hui, le moment est venu pour elle.

Marion Bartoli sera-t-elle en possession de tous ses moyens ?

Elle est forcément dans une période un peu instable pour elle. Quand on fait de gros changements au niveau de sa structure, alors qu’on a fonctionné d’une seule et même manière pendant des années, c’est forcément perturbant. Elle est dans une phase où elle cherche quel pourrait être désormais son mode de fonctionnement idéal. Ce n’est pas évident. Elle a besoin d’un peu de temps.

Quelles leçons avez-vous tiré de la défaite au 1er tour face à l’Allemagne ?

Honnêtement, on était en-dessous. Cela ne laisse donc pas un goût amer. Pour autant, je me pose des questions, je me remets en question, j’essaie d’avancer avec le groupe. J’avoue que c’était important pour moi de vivre cette première rencontre, et sur la chaise, et sur mon rôle de capitaine tout au long de la semaine. Je pense qu’il y a des choses à faire évoluer tranquillement. Au-delà de ça, je suis en train de prendre la mesure de ce rôle dans sa globalité sur l’année, et de rentrer tranquillement dans le costume. Cela se prépare, mais ça se vit également. C’est comme ça qu’on évolue.

La pression devrait être forte face au Kazakhstan…

Oui, c’est un match couperet. Le résultat est important pour nous toutes. Nous sommes des compétitrices. Et on fera tout dans la préparation et pendant le week-end pour aller chercher le maintien. Maintenant, je m’inscris de plus en plus dans un projet à moyen terme. Mon objectif est, un jour, de regagner cette Fed Cup, avec une équipe qui ne sera peut-être pas si loin que celle qui va se déplacer à Besançon. Le message que je vais leur faire passer est vraiment d’être dans cette construction-là. Evidemment, on a cette échéance à court terme. Il n’y a aucune ambiguïté sur le fait qu’on va préparer ça du mieux possible, qu’on va essayer de mettre toutes les chances de notre côté. Et on donnera tout sur le terrain. Mais quelque part, ce n’est pas une fin en soi. Tout cela est dans ma tête de capitaine.

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