RMC Sport

L’hommage à Patrice Dominguez

Patrice Dominguez

Patrice Dominguez - AFP

Le monde du sport est sous le choc après l’annonce ce dimanche du décès à 65 ans de Patrice Dominguez, ancien n°1 et DTN du tennis français. RMC Sport, dont il était un membre éminent de sa Dream Team, lui rend hommage.

Daniel Riolo (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Je suis vraiment très triste pour Patrice Dominguez. Je me suis souvent servi de ses analyses de tennis pour les adapter au foot. C’était un homme marquant pour ceux qui l’ont croisé dans leur vie. Tous sports confondus, c’était un des meilleurs consultants possibles. »

Fabrice Santoro (ancien joueur français, devenu l’ami de Patrice Dominguez)

« Patrice était un homme extrêmement intelligent, brillant. Il a réussi tout ce qu’il a entrepris dans sa vie, aussi bien en tant que sportif de haut niveau, capitaine de l’équipe de France, numéro 1 français ou directeur technique national. Ensuite, il avait réalisé une reconversion formidable dans les médias. Mais au-delà de ce parcours, c’était surtout une personne que j’aimais beaucoup. C’était un peu comme un deuxième père. J’étais avec lui encore, hier soir. J’ai pu lui dire au revoir et c’était un moment très, très émouvant. »

Julien Benneteau (a connu Patrice Dominguez comme DTN)

« C’est un grand monsieur du tennis et un amoureux de ce sport. Il a rendu hommage à ce sport tout au long de sa carrière. D’abord en tant que joueur en étant numéro 1 français, joueur de Coupe Davis, ensuite il est devenu entraîneur, capitaine de Coupe Davis, DTN, consultant radio spécialement pour le tennis et directeur de tournoi. On peut vraiment dire qu’il a contribué à promouvoir ce sport de toutes les manières, avec toujours une grande générosité, qui était un peu sa marque de fabrique. Il a été DTN pendant que j’étais sur le circuit ATP, donc de temps en temps, on était amené à échanger. Quand je jouais ses tournois, à Monte-Carlo avant puis à Montpellier, on parlait de tout. C’était, à chaque fois, un réel plaisir de pouvoir échanger avec lui sur ces sujets. J’ai une énorme pensée pour son épouse et ses enfants car c’est à eux qu’il faut penser maintenant. »

Luis Fernandez (membre de la Dream Team RMC Sport)

« C’est une grande tristesse, regrette l’ancien coach du PSG. J’ai avant tout une grosse pensée pour Cendrine et ses enfants. J’ai eu l’occasion de le côtoyer assez souvent à RMC. J’ai toujours aimé l’homme et sa simplicité, ses formidables connaissances. C’est une grosse perte. Aujourd’hui, je suis triste. En écoutant les hommages des uns et des autres, on se rend compte que c’était un personnage, quelqu’un qui a marqué les gens. Dans la rédaction de RMC, c’était toujours un plaisir d’échanger. C’était la voix du tennis, mais il n’avait pas que le tennis, il avait une grande passion pour tous les sports. Il aimait et connaissait parfaitement le football et le PSG. C’est toujours un plaisir d’être avec lui. »

Henri Leconte (vainqueur de la Coupe Davis 1991, a été entraîné par Patrice Dominguez)

« On a travaillé ensemble l’année où je fais ma meilleure saison en 1986. Je fais une demi-finale à Roland-Garros, demi-finale à Wimbledon, quart de finale à l’US Open et je suis cinquième mondiale. Je connaissais très bien Patrice. Ça me fait drôle de parler de Patrice comme ça. Un vrai passionné, un ami avant tout. Il a marqué le tennis français, notamment parce que c’était un très bon joueur, mais aussi parce qu’il était précurseur. Patrice était le premier à être devenu joueur puis consultant. Ça a ouvert les portes aux joueurs et aux sportifs pour devenir consultant aujourd’hui à la TV et à la radio. C’était un entraîneur passionné. Il chinait à droite et à gauche pour savoir comment améliorer ton jeu. Il était très fort dans le sens tactique. Il était capable de très bien analyser. Quand on est passionné comme il l’a été, on ne peut qu’être un bon entraîneur et un bon capitaine. Il a vraiment utilisé au maximum toutes les possibilités qu’il avait. Ce n’était pas un joueur qui avait un coup extraordinaire mais physiquement, c’était un monstre. Je peux vous dire qu’il avait une collection de raquettes en bois assez incroyable. Il va nous manquer. »

Jean-Michel Larqué (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Il a marqué son sport depuis ses finales de championnat de France lorsque le titre de champion de France voulait dire quelque chose. Il disputait ce titre à Patrick Proisy. Ce qui était étonnant chez lui, c’est qu’il a pratiqué un sport individuel, mais il était énormément collectif. On l’entendait dans les Grandes Gueules du Sport s’intéresser à tout. C’était quelqu’un qui avait une âme de compétiteur individuel, mais qui appréciait aussi le copinage, les amis et tous les sports. »

Thomas Lombard (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Avec son élégance, Patrice était un personnage à part qui dégageait beaucoup de sympathie, a déclaré le membre de la Dream Team rugby. C’était un amoureux du sport, de tous les sports. Ce qui m’a marqué lorsque je l’ai côtoyé dans les Grandes Gueules du Sport, c’était justement sa connaissance de tous les sports. C’était un puit de sciences. Il était passionné de rugby, de Formule 1… Il avait un avis sur tout. Il avait la connaissance de tous les sportifs, de toutes les disciplines. C’était un puit de richesse dès qu’on parlait de sport. Je retiens aussi sa dignité dans son combat. On pensait tous qu’il avait gagné, qu’il était venu à bout de cet adversaire sournois. En fait, il se battait contre un mur. Il a toujours été extrêmement fort, humble et digne. C’est d’autant plus dur à accepter. »

Jean Gachassin (président de la Fédération française de tennis)

« Le tennis français est en deuil car Patrice était le promoteur du tennis. Il avait des analyses extraordinaires. Un grand technicien et surtout un grand passionné. Il transmettait tout ça à toutes les personnes qui étaient à ses côtés à la télévision et à la radio. C’est vraiment une grande perte pour le tennis français. C’était un grand sportif, donc il aimait tous les sports. Quand je jouais en équipe de France de rugby, c’était un de mes supporters. Il aimait tous les sports et en particulier les sports collectifs comme le rugby. Après les matches du Tournoi des cinq Nations, on passait des moments à parler de rugby et de tennis. Il analysait les matches, il les disséquait et c’était un avant-garde pour le tennis. »

Bernard Laporte (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Quelle tristesse. C’était la voix du tennis mais au-delà de ça, c’était un homme extraordinaire avec des valeurs humaines formidables. C’était quelqu’un avec qui on prenait plaisir à discuter et aussi à travailler. C’est toujours pareil : c’est injuste, trop tôt, trop jeune. C’est pour cela que nous sommes tous très peinés. Je retiendrai surtout son caractère. C’était un mec doux, agréable. C’était un passionné de tous les sports, pas seulement le tennis. Il connaissait tout. J’étais bluffé lorsqu’il analysait les matches de rugby. Il disait toujours qu’il n’y connaissait rien. Mais il ne disait jamais de bêtise. »

Patrick Proisy (finaliste de Roland-Garros en 1972 et ancien adversaire de Patrice Dominguez)

« J’ai été prévenu il y a quelques jours. J’ai été le voir hier (samedi) à l’hôpital. Malheureusement il était déjà en passe de partir pour son dernier voyage. J'avais déjeuné avec lui il y a trois semaines. Il m’avait fait part de sa rechute. Il était surtout heureux de retrouver l’univers du tennis. Il n’avait pas très bien vécu son départ de la Fédération qui s’était fait de manière douloureuse. Il a eu une vie extrêmement remplie. Il faut rappeler qu’il a été capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, coach d’Henri Leconte. Tout cela vient s’ajouter à sa formidable connaissance du tennis. »

François Pesenti (directeur général de l’agence RMC Sport)

« On pense évidemment à Cendrine et ses enfants, à sa première famille. Patrice, c’est beaucoup plus qu’un consultant tennis pour nous. C’est un membre de la Dream Team RMC Sport, qui est une famille. C’était sa famille des médias, sa dernière famille des médias. Il était consultant RMC et BFM TV. Il m’avait appelé en 2007, après une longue carrière à Europe 1. Il était très fier d’avoir été le premier consultant tennis à la radio. A l’époque, c’était Jean-Luc Lagardère qui lui avait proposé ça. Il avait eu beaucoup de flair. Patrice m’avait dit qu’il quittait Europe 1 et que si j’étais intéressé, il était partant pour RMC. Je lui ai dit : "Ce n’est pas toi qui me demandes, c’est moi qui te demande de venir car tu dois être à la radio, c’est ta place." C’était un immense honneur pour nous de l’accueillir. Au-delà du consultant tennis, qui parlait de son sport avec une passion, une élégance extrême. Il avait l’élégance de pouvoir dire les choses, de savoir dire les choses, de savoir critiquer sans jamais blesser. C’est une finesse et une élégance qu’il avait en lui, en plus de cette voix ensoleillée, qui donnait la pêche. C’était un membre de la Dream Team et une Grande Gueule, au sens où il était un passionné de toutes les affaires du sport. Il savait en parler, il avait un regard aiguisé. Il m’avait bluffé à plusieurs reprises. Je me souviens des Jeux Olympiques de Londres, où il était là pour la Dream Team. Il me disait de ne pas le cantonner qu’au tennis. Il voulait tout voir et aller partout. Il revenait chaque matin avec des réflexions pertinentes sur ce qu’il avait vu. Ça pouvait s’agir de BMX, de voile, d’athlétisme, de natation, il était toujours pertinent et il avait toujours ce regard éditorial. Quand il parlait, il dégageait des angles et des choses intéressantes. C’est en ça qu’il était un homme de médias extrêmement pertinent, un des plus grands de sa génération. Au-delà de ce qu’il a fait pour le tennis, il a beaucoup compté dans le monde des médias. C’est une immense perte et il part beaucoup trop tôt. Il n’avait pas fini de nous dire tout ce qu’il avait à nous dire. »

Thierry Braillard (secrétaire d’Etat aux Sports)

« C’était un grand monsieur du tennis, un monument. Peu de personnes ont tout fait dans leur sport. Et Patrice Dominguez a tout fait. Il a été joueur que je suivais quand j’étais enfant. C’était un peu la nouvelle génération après François Jauffret. Elle appelait la génération des Noah et Leconte. Il a aussi été entraîneur et organisateur de tournois. Il était également agent de l’état puisqu’il a été DTN de la Fédération française de tennis de 2005 à 2009. Il était consultant avisé depuis de très nombreuses années. On était tous conscient de la qualité de ses commentaires sur le tennis. Il pouvait même aller sur d’autres terrains que le tennis. C’est une grande personnalité que le sport français perd ce soir. Je l’avais rencontré à Roland-Garros. On avait échangé, il avait un regard très précis sur le tennis et le sport en général. J’avais passé un excellent moment. »

François Jauffret (ancien multiple champion de France et joueur de l’équipe de France de Coupe Davis à l’époque de Dominguez)

« C’est une nouvelle à laquelle malheureusement je m’attendais. Je savais qu’il était très malade depuis un certain temps. Ma dernière communication avec lui était au mois de mars, au tournoi de Montpellier. Il avait déjà la voix cassée mais il ne voulait absolument rien dire sur son état et sa maladie. Je veux garder l’image de son bonheur, de tout ce qu’il a accompli dans sa vie aussi bien sur le plan sportif que sur le plan intellectuel. Il lisait beaucoup, c’était un érudit. Il avait cette passion pour le sport mais pas seulement. Il communiquait remarquablement et c’est pour ça qu’il était devenu le journaliste qu’il était ces dernières années. Il analysait les rencontres de façon remarquable. C’était un plaisir de l’écouter et de voir ce qu’il pensait des matches qu’il vivait avec nous. C’est un garçon qui avait d’énormes qualités sur le plan humain. Il fonçait, il voulait toujours aller de l’avant, ce qu’il n’a malheureusement pas toujours pu faire. C’était un sportif qui savait vraiment où il fallait aller et qui connaissait son métier de manière exemplaire. »

Christian Prudhomme (patron du Tour de France, a travaillé pour Pat’ Do au service des sports de la chaîne la 5)

« J’accueille cette nouvelle avec infiniment de tristesse, en pensant surtout à Cendrine et à ses enfants. J’avais su qu’il était malade l’année dernière. Je pensais qu’il allait mieux, ce n’était manifestement pas le cas. Il avait été mon patron à la 5 à la fin des années 80-début des années 90. On avait couvert plusieurs éditions de Wimbledon et Flushing Meadows ensemble. Ensuite, je l’avais retrouvé à Europe 1. C’est lui qui m’avait appelé un jour pour me dire que Jean-René Godard allait partir à la télévision et qu’Europe 1 cherchait quelqu’un pour couvrir le Tour de France. C’est comme ça que j’avais couvert le Tour à la radio pour la première fois. Il faut avoir un peu de chance dans la vie et cette chance, c’est lui qui me l’avait soufflé à l’oreille. Quelle image je vais retenir de lui ? C’était un fondu de sport, quelqu’un qui aimait tous les sports, qui avait une très grande capacité d’analyse, qui était capable de faire comprendre et aimer des choses qui lui paraissaient simples mais qui ne l’étaient pas pour les autres. Il savait vulgariser très facilement. Quand on commentait ensemble tennis, je me disais que j’avais intérêt à travailler car il savait tout de la technique, de la tactique, des joueurs, des anecdotes. Il savait tout l’ensemble, ce qu’un journaliste savait, ce qu’un ancien joueur savait, ce qu’un capitaine de Coupe Davis savait. Quand il expliquait quelque chose, tout était simple. »

Cyrille Guimard (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Nous savions tous qu’il luttait contre cette maladie. Il y a une quinzaine de jours, quand je le voyais à l’antenne, je me suis dit qu’il allait beaucoup mieux et qu’il allait s’en sortir, explique notre consultant cyclisme. Là, on apprend son décès et ça fait mal. Ça fait très mal. »

Sarah Pitkowski (membre de la Dream Team RMC Sport)

« C’est terrible. Je n’ai pas assez de mots. C’est extrêmement douloureux de le voir partir aussi vite, aussi jeune. C’est quelqu’un qui vivait sport, qui vivait tennis et qui avait une vie tellement saine qu’on se dit que la vie est très mal faite dans ces cas-là. Sa longue maladie s’est malheureusement déclenchée l’année dernière à la même période, à l’occasion du tournoi de Monte-Carlo. Il a fait preuve de tellement de courage. Il voulait toujours sa battre et continuer ses activités. C’était un véritable passionné du sport et du tennis. Il nous racontait ses histoires du tennis, qu’il connaissait par cœur. C’était une véritable bible de tous les sports qu’on pouvait partager dans les Grandes Gueules, avec toujours beaucoup de calme et de sérénité. C’est ce que je garde de Patrice. Il a été mon DTN. Quand je jouais au tennis et que j’étais à Roland-Garros au centre national d’entraînement, c’était lui qui me faisait confiance. C’est lui qui m’a accompagné dans ma carrière et après ma carrière. C’est difficile de le voir partir beaucoup trop vite. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir en tant que joueur, mais c’était un véritable guide. Après, j’ai eu énormément d’échanges avec lui car on était dans l’évènementiel et consultant pour différents médias. Malgré notre différence d’âge, il a toujours eu cette volonté de m’accompagner. On échangeait sur le tennis, son évolution, sur le tennis féminin. On a eu des débats sans fin pour essayer de trouver des solutions et savoir quand on allait avoir une grande championne. C’était quelqu’un avec qui vous pouviez parler à n’importe quel moment. Il était toujours à l’écoute et c’est ça que je garde de Patrice. »

L’hommage de Tsonga

Sur son compte Twitter, Jo-Wilfried Tsonga a rendu hommage à Patrice Dominguez, décédé ce dimanche à l’âge de 65 ans. « C’est avec beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre le décès de Patrice Dominguez. Il a beaucoup apporté à ma carrière de joueur », a tweeté le joueur français avant d’ajouter dans un autre tweet : « J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches. Merci d’avoir été quelqu’un de bien ! »

Daniel Costantini (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Chaque fois que j’étais invité aux Grandes Gueules du Sport, si je savais qu’il y avait Jacques Monclar et Patrice Dominguez, je me sentais en confiance avec eux. On savait que ça allait faire une bonne émission. Ces derniers temps, on l’avait trouvé pas mal atteint. Il avait une voix qui passait moins bien. Son physique se dégradait mais comme lui ne donnait pas l’impression d’être en danger, on finissait par croire ce qu’on nous disait, c’est-à-dire que c’était un mauvais moment à passer. Aujourd’hui, on sait très bien que c’était beaucoup plus grave que ça (…) A RMC on aime bien la polémique et on compte un peu sur nous pour mettre un peu le feu un peu partout. Lui arrivait à dire ce qu’il pensait sans jamais dire du mal de personne. C’est assez extraordinaire. Parfois, je me disais : "Prends exemple sur Patrice Dominguez." Il disait les choses très simplement. Lui allait toujours à l’essentiel. Quand on lui demandait la problématique d’un match, en deux phrases il avait expliqué à tous les auditeurs qu’il fallait attendre de la rencontre. »

Jacques Monclar (membre de la Dream Team RMC Sport)

« Je suis triste, choqué, malheureux. Si vite… Quelqu’un qui s’est battu jusqu’au bout, qui a travaillé jusqu’au bout, qui ne s’est jamais plaint, qui au fil du temps a continué à affronter la maladie et à nous délivrer sa compétence, son humour, sa gentillesse, son humilitié… Je suis très choqué là. On perd tous un ami, quelqu’un qu’on admirait, qui a tout donné à son sport. On pense à Cendrine, à ses proches, à tous les gens qu’il a aidés dans le tennis, tous ceux qu’il a entraînés, qu’il a conseillés, toutes les choses qu’il a faites… C’était une formidable carrière de joueur, d’entraîneur, d’organisateur, d’homme de médias, d’homme tout court. Tout ça est terrible. Ce type de combat contre la maladie n’est jamais gagné. Depuis un an et demi, il se battait. On se disait : ‘‘Ça y est, il en est sorti’’. Et puis voilà… Il a tout affronté avec une grandeur exceptionnelle. Il aura été exemplaire jusqu’au bout. Je suis vraiment triste, malheureux. Quelle image je garde de lui ? Son humour, sa manière de dire poliment les choses parfois les plus dures ou les plus importantes, son élégance d’âme et physique. Il a emmené tout ça avec lui et l’exemple qu’il laisse est formidable pour les gens du tennis, les gens du sport et les gens tout court. »

Maryse Ewanjé-Epée (membre de la Dream Team RMC Sport)

« C’est terrible, d’autant plus qu’il a bossé jusqu’au bout avec sa jovialité habituelle et son expertise habituelle. On l’a vu il y a très peu de temps, avec tout le groupe des Grandes Gueules du Sport et du Moscato Show. C’est quelqu’un qui restait particulièrement discret sur ses soucis et qui allait toujours de l’avant. C’est un choc car pour moi, ça allait bien se passer. Dans tout ce week-end complètement sportif, c’est presque comme si elle avait choisi sa sortie pour partir discrètement entre deux épreuves sportives. C’est vraiment un monsieur que j’adore, que j’ai adoré et que j’adore encore. J’embrasse très très fort Cendrine, ses enfants et tous ceux qui l’aimaient. C’est quelqu’un qui ne me quittera pas. Ça reste un exemple pour moi. Il vivait dans le présent en s’enthousiasment sur ce qu’il commentait et sur le tennis qu’il aimait avec une passion communicative. Le tennis n’était pas mon sport numéro 1 et s’il y a vraiment une personne qui m’a fait aimer ce sport, c’est bien lui. On est vraiment sous le choc et j’ai juste envie de dire que je l’aime très fort. »