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Madrid : Murray prend rendez-vous

Andy Murray

Andy Murray - AFP

Vainqueur sans trembler (6-3, 6-2) d’un Rafael Nadal décevant en finale du Masters 1000 de Madrid, Andy Murray remporte son deuxième trophée de suite sur terre battue… une semaine après avoir remporté son premier titre sur la surface. De bon augure à 14 jours de Roland-Garros.

Rafael Nadal est-il vraiment de retour ? Inquiétant depuis le début de saison, avec un seul trophée en poche (Buenos Aires) et quelques contreperformances inattendues sur terre battue (battu par l’Italien Fabio Fognini en demi-finale à Rio et en huitième à Barcelone, défaite en demie contre Novak Djokovic à Monte-Carlo), l’Espagnol avait plutôt rassuré ces derniers jours sur l’ocre madrilène. Un coup droit retrouvé avec le retour de son ancienne raquette et deux victoires très convaincantes sur Grigor Dimitrov et Tomas Berdych avaient suffi à rappeler que le nonuple vainqueur de Roland-Garros n’allait pas abandonner son trône parisien si facilement.

Mais le test Andy Murray, ce dimanche en finale, aura raconté une autre réalité : Rafa n’est pas encore au bout du chemin vers la meilleure forme tennistique. Surclassé par l’Ecossais en deux sets, 6-3, 6-2, avec trois breaks concédés (à chaque fois en début de set), Nadal n’aura jamais su trouver la clé pour conserver un trophée dont il était double tenant du titre et triompher pour la cinquième fois à Madrid. Après six victoires sur six, le Majorquin concède sa première défaite sur terre battue devant Murray.

Deuxième titre sur terre battue en deux semaines pour Murray

De quoi replonger dans l’inquiétude avant Roland ? Pas complètement non plus. A l’issue de sa semaine madrilène, Rafa aura des choses positives sur lesquelles s’appuyer pour la suite. Un déclic en forme de motifs d’espoir. Et tant qu’on ne l’a pas délogé, il reste le patron de la porte d’Auteuil. Mais le garçon ne présente pas l’habituelle sensation de domination insolente qu’il charrie depuis dix ans quand arrive le mois de mai. Ce lundi, il sera septième mondial, une première depuis 10 ans. Murray, lui, a pris rendez-vous.

Vainqueur du premier tournoi sur terre battue de sa carrière la semaine dernière à Munich, l’Ecossais enchaîne et reste invaincu sur la surface cette saison. Son duel avec Novak Djokovic, brillant vainqueur à Monte-Carlo et qui sera dans sa moitié de tableau à Rome la semaine prochaine, promet beaucoup. Tout comme son défi d’aller chercher son troisième titre du Grand Chelem – après l’US Open 2012 et Wimbledon 2013 – dans 14 jours à Roland-Garros. Nadal, Djokovic, Murray… le tournoi parisien s’annonce plus ouvert que jamais ces dernières années. On a déjà hâte.

A.H.